mots d’enfant – c’est pas des miettes de gâteau!

10 Mar

Les modalités de FB de ces derniers mois permettent de dépoussiérer les vieux statuts publiés ces dernières années (presque 10 pour moi qui ai ouvert mon compte en 2008!)

L’occasion donc de relancer ma rubrique #mots d’enfants.

En 2010, l’année où j’étais instit’ en moyenne section:

goûter d’anniversaire à l’école: un gâteau au chocolat dessine de jolies moustaches sur les frimousses de mes élèves. Je demande: « et moi, est ce que j’ai aussi des moustaches au chocolat? » H. me répond innocemment: « mais non maîtresse c’est pas des miettes de gâteau que tu as, c’est des boutons! » gloups.. c’est rare, mais ça arrive, même aux meilleures ^^ et puis d’abord j’en avais que 2 ^^

les pieds dans les étriers

17 Déc

Cet article porte un drôle de titre, mais il résume bien cette fin de matinée.

9h10: on émerge péniblement avec la fatigue de la fin d’année. C’est samedi, on n’est pas obligés de mettre le réveil pour aller travailler, et ça c’est le luxe du weekend.

Je prends mon téléphone pour appeler le labo de PMA et savoir combien d’embryons ont pu se développer dans la potion magique. La secrétaire répond contrariée en demandant pourquoi on n’a pas répondu ce matin à 8h30, et du coup elle nous a laissé un message sur nos deux portables. « Vous savez que vous devez être joignables le jour du transfert! »

Yeux écarquillés mais un peu colleux et balbutiement: « ah mais euh… on ne m’avait pas parlé de transfert pour aujourd’hui, juste d’appeler pour connaître le nombre d’embryons ». Réponse courroucée: oui mais je vous ai laissé un message parce que la gynéco voulait faire un transfert à 9h30. On ne peut jamais savoir à l’avance, il faut vous tenir prête!!!

Regard rapide vers l’heure. Il est 9h15, on saute dans la voiture et on peut être là pour 9h30-35! Réponse: non là du coup on a appelé qqun d’autre, venez pour 10h15.

Et nous voilà à 10h15 courant vers la clinique (et perdant en deux minutes le bénéfice de la douche matinale).

On attend comme toujours la demi heure classique… Et même plus puisque la nana qui passe avant moi est rentrée dans la salle après que nous soyons arrivés. Dans la salle de transfert, drôle d’ambiance. La gynéco nous parle d’en transférer deux (alors qu’il n’en a jamais été question puisque je suis « jeune »). Chéri est décontenancé et un peu réticent. La gynéco peu bienveillante lui balance qu’au vu de notre dossier, « c’est quand même conseillé parce qu’on n’est pas sûr de pouvoir congeler » (je vous passe les détails sur le-dit dossier, mais la précédente tentative s’est soldée par un non-transfert et fut une grosse claque, et il y a tjs cette putain d’infection dont la source reste inexpliquée et donc intraitable pour l’instant).

La gynéco explique (sur un ton assez péremptoire) « en mettre deux ça augmente vos chances mais ça veut dire possibilité de jumeaux, il faut que vous soyez prêts à cette éventualité. » Chéri a finalement aquiescé mais j’ai senti qu’il aurait aimé avoir le temps d’en parler (à juste titre…) mais avec la gynéco, on a souvent eu l’impression d’être un numéro au milieu d’autres couples, et la patience ne semble pas être son fort…

Elle lui a demandé en pointant le doigt devant lui : « vous êtes sûr de votre oui hein, je ne vous oblige à rien! Si les deux tiennent, vous n’avez pas intérêt à venir me voir pour faire une IVG!!! » Regards absaourdis de Chéri et moi. Réponse de la gynéco: « non mais je vous jure, c’est déjà arrivé! Je ne fais pas de la PMA pour arrêter des grossesses après! » J’ai répondu contrariée « nous non plus ».

Elle conclut par un encourageant « bon de toute façon le % de jumeaux n’est pas élevé, y’a plus de chance qu’il n’y en ai qu’un qui s’implante, voire même pas du tout « . Ah ben oui, tu parles d’un chance.

Et ensuite, je me suis retrouvée allongée sur la table en position gynécologique. J’ai mis les pieds dans les étriers. Et la gynéco a mis le cathéther dans mon vagin. La biologiste lui fait passer avec le matériel adéquat les deux sacro saints embryons à transférer. C’est assez bizarre d’avoir deux personnes en face de son entrejambe, dont une qui regarde la scène de A à Z par une petite trappe dans le mur! ça a marqué Chéri, mais le plus « impressionnant » pour lui, c’était ces fameux étriers 😀 Il ne connaissait pas « comment ça se passe chez la gynéco ».

Après une petite pause de 10 minutes (j’ai pas tenu plus longtemps allongée avec la vessie qui allait exploser!) nous sommes rentrés at home. Verdict fin décembre!

ma première AG

18 Juil

On avance, tout doooooooucement, mais sûrement, sur ce long parcours de PMA.

Vendredi, j’ai eu droit à ma première anesthésie générale-of-my-life pour la ponction ovocytaire nécessaire pour un protocole FIV.

J’étais un peu contrariée de devoir faire une AG (surtout, qu’on ne me laisse pas le choix!) quand on sait que dans d’autres PMA c’est une intervention qui a lieu sous hypnose, ou masque, ou anesthésie locale.

Moi j’aime voir les choses, et pour le côté expérience j’avais envie de voir comment ça se passe au bloc (parce que bon, Grey’s Anatomy c’est bien mignon, mais là c’était la vraie vie, MA vie, et je voulais voir!)

Finalement, c’est une bonne chose que j’aie eu une AG, car les retours d’autres filles ayant subi une ponction sont loin d’être fameux, apparemment c’est qd même très douloureux, même avec l’AL.

C’est pas l’idéal d’être hospitalisé un 15 juillet car l’hôpital tourne au ralenti, et le personnel est débordé!

Je dis un grand merci à l’infirmier anesthésiste qui m’a superbement bien posé le cathéter, le jour même on voyait à peine la trace alors que cette cruchon d’infirmière du labo me charcute le bras à chaque prise de sang (alors que l’aiguille est plus petite) et Dieu sait combien j’en ai fait pour le suivi de la stimulation. J’ai encore des bleus alors que ça fait plus d’une semaine que j’ai fait la dernière!

Je suis déçue de ne pas avoir « vu » la gynécologue avant l’intervention, il n’y avait que les infirmiers lorsque l’on m’a endormie. (qui ont été très sympathiques face à mon stress, et mon mode Bouba-a-5ans-et-pose-plein-de-questions-candides)

ça fait quand même un drôle d’effet quand on y pense, de se dire qu’on s’est endormie allongée dans un bloc froid, dans une blouse chirurgicale sexy qui laisse les fesses à l’air dès qu’on bouge un peu. Qu’on se réveille dans une pièce où sont présentes d’autres personnes endormies ou à moitié réveillées comme vous, au son des bipbip de chaque machine. Qu’on vous a mis en position gynéco, trifouillé l’utérus, prélevé des gamètes et que vous ne vous êtes rendu compte de rien pendant tout ce laps de temps!

extrait du blog "Sous la blouse"

extrait du blog « Sous la blouse »

Prochaine étape: savoir si la ponction de ces follicules et ovocytes a permis la croissance d’embryons? Combien? Seront-ils viables? Pourront-ils être transférés? Congelés?

Je sens que j’ai déjà perdu la plupart des lecteurs non habitués à ce dialecte. Il fait malheureusement partie de mon quotidien. Ces derniers temps en tout cas (et je vous ai épargné la description des piqûres à me faire chaque soir pour la stimulation…!)

happy spring!

21 Mar

ça y est, nous avons changé de saison! Et peut être aussi d’humeur?

(retrouve les autres participations au « lundi à deux » ici)

J’ai retrouvé ma Drôme avec plaisir après un petit weekend à Paris en amoureux. (Les Parisiens trouvaient qu’il faisait bon, nous on s’est un peu gelés ^^)

Les oiseaux chantent, les arbres sont en fleurs, nous avons fait le « carnaval » ce matin à la crèche et je me suis déguisée en jardinière.

Chapeau de paille, T-shirt fleuri, tablier rouge à pois, râteau et pelle dans les poches! Une journée qui donne du pep’s, une journée comme on les aime!

Dessin de Mathou (alias Crayon d’humeur)

le jour de trop

25 Fév

Hier, c’était le jour de trop.

Je ne parle pas de boulot. Les relations humaines, c’est passionnant, c’est aussi hyper compliqué et très lourd à porter en ce moment au travail. Ces complications font malheureusement parties du quotidien.

Non, ce n’est pas taf’ que j’ai envie de parler. Mais bien de mon cycle menstruel.

Gné?! te dis-tu devant ton écran. Que veux-tu. Je meuble ma vie de violon, de course à pied et de gourmandises. De travail passionnant mais épuisant. Et aussi, de désir d’enfant…

J’ai passé la barre des deux ans d’attente (mon dieu que ça me paraît fou!).  Mon 24ème cycle a pris fin hier, alors que je commençais sérieusement à espérer. Un cycle à rallonge comme je n’en ai eu qu’une seule fois auparavant. (la gynéco avait d’ailleurs soupçonné une fausse couche précoce vu que le cycle suivant avait complètement été détraqué, et que de façon générale je suis assez bien réglée, c’est le cas de le dire).

Le genre de cycle qui te fait rêver, gaspiller un test de grossesse, et vivre une grosse déception. Le tout condensé en quelques jours, qui m’ont paru interminables.

illustration: Juliette Merris

illustration: Juliette Merris

Tester à J36 quand tes cycles font habituellement entre 26 et 32 jours, ça n’avait rien de prématuré, d’où le fait que je croyais quand même à ce bébé miracle. (oui, ça y est, j’utilise mon jargon d’essayeuse comme on dit dans le milieu, et je parle en nombre de J…)

Chéri est aussi déçu que moi, il n’a rien dit explicitement, mais demandait « tu n’as toujours pas tes règles? C’est bizarre non? », pour ne pas espérer inutilement. (d’autant qu’il devait avoir comme moi, le secret espoir que le traitement qu’il essaye en ce moment lui ait donné des supers pouvoirs de futur papa)

J’ai conscience que je n’ai pas beaucoup publié cette année. Et que le blog est en train de virer « c’est parti dans l’aventure de la PMA« . Je ne souhaite pas être vue comme la fille désespérée ou à plaindre. J’ai besoin d’en parler parce que c’est ce que je traverse en ce moment, et à priori au moins pour l’année à venir. Parce que l’infertilité touche un couple sur 6, qu’il y a parfois des solutions (souvent longues) et parfois il n’y en pas du tout, ou qui n’ont pas fonctionné. Parce que c’est important que ce ne soit pas un sujet tabou.

Tout ça pour dire que mon cycle précédent a duré un jour de trop à mon goût, et j’espère sérieusement que mon utérus ne va pas me refaire la farce parce que là, tu vois, je manque un peu d’humour! Maintenant, c’est reparti mon kiki! Je suis donc à J1 du C25. Et si tu ne comprends pas la formule, tanpis, tu n’avais qu’à suivre!

♥ 10 ans ♥

8 Fév
source: My Sweet Boutique (FB)

source: My Sweet Boutique (FB)

4 février 2006: Après une soirée passée avec ce beau brun, je me dis que je ne peux pas le laisser partir comme ça. Il faut que je lui demande son numéro!!!

Apparemment, il est du même avis! Il m’embrasse sans que je ne l’aies vu venir…!

4 février 2016: Après plusieurs déménagements et régions de France, une période « à distance » cause professionnelle/étudiante… Nous voilà toujours ensemble, dix ans plus tard, heureux de s’endormir ensemble dans ce beau département qu’est la Drôme, que nous avons apprivoisée et espérons habiter encore quelques années (au moins!)

Le tissu social que nous construisons dans cette région depuis quatre ans commence à s’étoffer, et nous rappelle chaque jour combien il est précieux d’aimer et d’être aimé au quotidien. D’avoir une personne parfois ressemblante, souvent complémentaire, avec laquelle on peut partager, sur qui l’on peut s’appuyer. Pour moi, c’est cela, l’amour.

Love you darling, love you so much.

Retrouve les autres participations aux Lundi à deux chez Zaza et Alice, aujourd’hui sur le thème de l’amour!

happy 2016!

2 Jan

2015 a été… l’année de mes 30 ans… l’année de naissance de Choupette et de Frisquette… l’année de l’attente désespérée d’un bébé (on attendait depuis + longtemps, mais on va dire que c’était l’année d’impatience) et de la rencontre avec un nouveau monde médical.

2016 promet d’être riche de rebondissements pour Chéri et moi, de ceux qui rythment la vie et dont on ne saurait prédire s’ils seront positifs ou tristes à pleurer.

Personnellement ET professionnellement une année qui va être mouvementée pour nous deux!!

une illustration de Mathou alias Crayon d'humeur

une illustration de Mathou
alias Crayon d’humeur

J’ai envie de citer Ginie qui a publié ça hier sur sa page FB:

« Très belle et heureuse année à tous, en vous souhaitant qu’elle soit riche de bonnes nouvelles, de ces bons moments avec vos proches, de ces instants qui valent la peine, de ces liens d’amitié et d’amour auxquels nous tenons tant, de cet espoir qui vivra toujours au détriment de la peur, de cette solidarité et de cette union dont nous sommes tous capables … Bref 2015 est mort, vive 2016 !!! »

et j’ai eu 30 ans…

1 Déc

30 ans… le plus bel âge?!? Je ne sais pas!

C’est souvent un âge qui correspond à un plein épanouissement. On me demande si je suis heureuse de passer ce cap? Je ne vais pas dire que je ne suis pas heureuse. Mais forcément, il y a un manque, un petit vide dans ma vie.

ça ne m’obsède pas, mais tant de détails me ramènent à cette réalité là que ça en est lourd parfois.

Ce qui est difficile, ce n’est pas d’avoir 30 ans. C’est d’avoir 30 ans et de ne pas être dans ma vie là où j’aurais aimé être quand je me projetais à cet âge là. Avec des enfants, une maison…

J’ai cependant la chance d’avoir une famille et une belle-famille avec qui je suis en bon terme.

Et surtout, SURTOUT, un homme que je chéris et qui m’aime!!

Samedi j’ai eu le plaisir de participer à un cours de pâtisserie (mon cadeau de l’année dernière en fait!): on a fait des cakes au chocolat (classique), choux à la chantilly pistache et une tarte aux fruits, j’ai soufflé vite fait les bougies pour le plaisir de dire « c’est moi qui ai fait le gâteau ».

Tarte aux fruits et Choux chantilly pistache

Tarte aux fruits et Choux chantilly pistache

Le lendemain on fêtait mon anniversaire avec mon grand-père et sa femme. J’ai soufflé autant de bougies que d’années écoulées sur le roulé cuisiné par Teresa.

roulé 30 ans

Et surtout, j’ai eu un appareil photo hybdride: Panasonic G7 😀 (mais pour l’instant je ne l’ai pas encore pris en main donc ces piètres photos ont été prises avec mon téléphone…)

Je vais pouvoir mitrailler mes nièces et essaie de faire de beaux portraits d’enfants (comme toi Rosa!!!)

Trois lettres: P, M, A.

2 Oct

Trois lettres, PMA, comme Procréation Médicalement Assistée. Ou Aide Médicale à la Procréation. Ce qui revient au même, hein.

En juillet, je rencontrais seule et pour la première fois, une gynécologue spécialisée dans l’accompagnement des couples infertiles. (j’en parlais ici en deux lignes au milieu d’un billet, évoquant la liste d’examens peu sympathiques avec laquelle je sortais de ce rdv)

Infertile. Ce mot encore difficile à prononcer pour moi, qualifie pourtant notre couple. Malgré notre profond désir de parentalité, toujours pas de bébé en vue…

J’essaie de ne pas me prendre la tête, mon travail étant très prenant ça me permet de ne pas trop y penser non plus.

Hier, je suis retournée avec les résultats voir la gynéco, cette fois-ci accompagnée de Chéri. Il n’a pas du tout aimé la gynéco, mais est-ce la personne en soi, ou ce qu’elle lui a annoncé (et on l’avait déjà compris ayant les résultats en main). Pour n’importe qui, il est évidemment difficile d’apprendre que l’on ne pourra avoir d’enfant naturellement. Mais que la science a fait plein de progrès et qu’elle pourra peut-être aider. Peut-être.

Je suis soulagée d’avoir eu de bonnes nouvelles à mes résultats. Histoire de ne pas en « rajouter une couche ». Ces mots peuvent paraître très durs, pourtant je me dis que c’est positif et j’ai CONFIANCE, c’est vraiment le mot, en la médecine pour nous aider à dépasser l’infertilité de Chéri. Infertilité n’étant pas stérilité, et c’est la nuance si importante pour nous.

Ce fut très étonnant de passer une échographie pelvienne. De « voir » mes ovaires. Je n’aurais jamais crû me réjouir un jour de mes follicules 😀 Et d’en deviner un tout beau, tout mûr, celui qui aurait été opérationnel ce mois-ci.

On n’en ressort néanmoins pas indemnes. Encore d’autres examens pour Chéri. D’autres spécialistes à voir, pour demander un avis à un confrère… Bref, on la reverra d’ici la fin d’année avec j’espère de pas trop mauvaises nouvelles! Affaire à suivre.

bientôt les vacances!

16 Juil

Demain soir, je pourrais dire YES, VACAAAAAAAANCES!!! On n’a pas l’habitude de partir en juillet, mais mes congés sont imposés. Pour rappel, je travaille en crèche, et chaque année on change de quinzaine avec les autres structures de ma ville. Cette année, on est les premiers à fermer.

Les vac’ commenceront par une soirée chez ma copine AL, un weekend pour préparer nos affaires parce que rien n’est prêt 😀 et puis lundi c’est parti mon kiki!

Quelques jours dans le Verdon, puis la fin de nos congés au bord de la mer. Au programme: camping, rando, snorkeling, baignades et farniente!

J’ai hâte de pouvoir partir un peu en amoureux, nous aérer la tête alouette!

crayon d'humeur  Mathilde Mochon

Dessin réalisé par Mathou alias crayon d’humeur
http://www.crayondhumeur.blogspot.fr
sur le base d’une photo de M M
Mathilde Mochon