Superbe

29 Août

Dimanche, nous avons passé une jolie journée.

De celles où tu ne fais pas grand chose, mais où tu as le sourire, la joie, la zénitude, des projets en tête, ou bien juste le temps.

Comme dans beaucoup de départements, il faisait trèèèèèès chaud et nous sommes allés nous baigner dans un petit coin tranquillou, au bord de la Drôme. Nous avons déposé nos affaires sur les galets, et marché dans l’eau pour rejoindre le coin de la rivière où l’eau est un peu plus profonde, histoire de se baigner entièrement et pas simplement les chevilles.

Chéri était aussi dans cet état de bien être et de bonne humeur. Il marchait un peu devant, et puis s’est retourné pour m’attendre.

Il a souri. Je lui ai rendu son sourire. Alors que j’arrivais à son niveau, il s’est penché près de mon oreille pour me susurrer « tu es superbe! »

 

tendresse

source: la formidable Mathou, du blog « Crayon d’humeur »

 

Cette douce phrase, qui m’a surprise et réjouie, m’a fait un bien fou! Je ne doutais pas de son amour, mais deux jours après, cette phrase raisonne encore en moi, et me rappelle combien il est précieux de témoigner à l’autre ses sentiments. Et de se savoir aimée!

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retour sur Fiv 2

18 Août

Nous avons revu la gynéco la semaine dernière suite à l’échec de la Fiv.

Elle nous propose pour la prochaine tentative d’essayer éventuellement un TEC sur un autre cycle que celui de la ponction. En effet, l’importante hyperstimulation que j’ai eu a fatigué mon corps, qui épuisé ne pouvait plus « assurer » pour la nidation de l’embryon qui était pourtant parfait.

Avec un blastocyste il y a une chance sur 2 pour que celui ci s’implante… La gynéco se montre très positive « si celui ci ne s’est pas implanté, c’est que cela ne devait pas être lui, et donc ce sera un autre » mais ça ne suffit pas à me remonter le moral, car cet embryon était « parfait »!

j’ai appris aussi que j’aurais un léger syndrome OMPK. J’avoue être assez dubitative car pas vraiment retrouvé de symptômes qu’on peut lire dans la presse médicale mais bon.. à part le fait que mon AMH ait augmenté en deux ans, et le fait que je réponds trop aux stimulations. Cela influencerait ma réponse aux traitements.

Chéri doit refaire une autre spermoculture pour voir où en est l’infection et adapter le traitement antibio avant la prochaine tentative.
On est censés se revoir début octobre avec la gynéco (et les biologistes) mais je crains que Chéri n’ait pas de rdv rapidement pour la spermoculture, alors je ne sais pas si on aura les résultats à temps ou si l’on devra décaler le rdv. La bonne nouvelle c’est qu’on n’est pas obligés d’aller au labo de la PMA pour cet examen, Chéri peut le faire ici.

Notre prochaine tentative serait pour novembre ou décembre selon le calendrier de mes cycles.

A la fin de ce rdv, Chéri m’a fait part de son étonnement : « quand même, c’est vraiment une science qui a encore beaucoup à découvrir! On dirait qu’ils font des essais à chaque fois. Il y a une base, mais chaque tentative avec chaque femme est une découverte, il n’a a pas de protocole tout fait, c’est à tâtons! »

Je ne suis pas impatiente de faire ce nouveau protocole. Tellement peur de me prendre encore une claque! Et en même temps, faire du sur place est dur à gérer aussi.

Sensation ambivalente entre « aller il me reste deux tentatives [remboursées], vite vite, finissons en si malheureusement il nous faut passer à autre chose » et « patience, il faut trouver le bon protocole, ne grillons pas toutes nos cartouches ». 😦 Pfff… je ne sais plus sur quel pied danser!

J’ai du mal à m’investir dans ces futures tentatives. Notre douloureux échec de juillet est encore très présent.

et enfin, les vacances…!!!

31 Juil

La fin de semaine a été harassante, c’est la première fois que j’ai du mal à tenir le coup jusqu’aux vacances de fin juillet (surtout que j’ai eu cette année une semaine de vacances en mai!)

Mais l’accumulation des contrariétés et changements au travail, + la fatigue physique de cette grosse ponction et traitement, et la fatigue psychique de ce yoyo émotionnel autour du transfert ont eu raison de moi!

Je suis en vacances à l’océan (connexion merdique, mais on a dit VACANCES!!) et je fais deux siestes par jour!!!

Il va me falloir du temps pour remonter la pente..

le résultat qui fait mal

24 Juil

Je n’ai même pas l’ombre d’un doute sur le résultat puisque mon taux (bHCG) est inférieur à 0.1

C’est pathétique. Je suis devenue celle que je ne voulais pas être, désespérée par le fait de ne pas avoir d’enfant.

J’ai envie d’être dans un trou de souris, loin du tumulte, loin des autres. Je me sens en apnée. Toujours vivante, mais sous l’eau. Je n’arrive pas à respirer la vie, à ouvrir grand mes poumons ou ma bouche pour crier cette colère qui me traverse aujourd’hui. Tout reste enfoui et je n’arrive pas à l’extérioriser, c’est horrible.
J’en suis au point de me dire que j’aurais préféré ne pas être appelée pour ce transfert. Je n’aurais pas construit cet espoir, et serais tombée de moins haut. Désespérée aussi, certainement, mais tombée de moins haut.

notre premier blastocyste!

17 Juil

La semaine a été d’une intensité émotionnelle incroyable… Contre toute attente, nous avons été appelés hier matin pour le transfert d’un « bel embryon » à J6. Les biologistes ont rarement vu ça, un seul bel embryon avec tant d’ovocytes ponctionnés et « rien d’autre » à congeler (le reste des embryons étant fragmentés)

Pour vous donner une idée de ce par quoi on est passé les jours d’avant, je vous fais un petit récap (quand on a été appelés hier matin, on était allés noyer notre chagrin et se faire bichonner chez nos parents? Je vous jure, il ne faut pas être cardiaque!)

Pour rappel, j’ai eu lundi dernier la ponction de 25 ovocytes, dont 19 ont pu être micro injectés.
A J2 il y avait 12 embryons dont plusieurs étaient déjà fragmentés…
A J3 il y avait 2 embryons qui sortaient du lot, mais le biologiste était incapable (ce n’est pas un reproche, on sentait d’ailleurs son désarroi au téléphone) de décider lequel implanter, et on ne pouvait pas m’en transférer 2 à cause de l’hyperstimulation.
L’évolution n’était cependant pas encourageante mais il a décidé d’attendre le blastocyste pour faire un choix plus éclairé.

A J5, transfert toujours pas au programme car l’un des embryons semble pousser de façon irrégulière, et l’autre continue de se développer, doucement mais sûrement. Et ô surprise, il y a un 13ème embryon (qui n’avait pas « démarré » au départ) qui s’est réveillé à J2 et qui pousse aussi :shock:

Bref, depuis hier je couve donc apparemment un bel embryon J6 (je pense celui qui avait démarré doucement, mais avait une croissance régulière). je n’en reviens toujours pas, j’ai peur de faire trop de plans sur la comète, mais quand même c’est tellement inespéré! Et je vous dis pas l’ascenseur émotionnel vécu depuis la ponction :oops:

mots d’enfant – c’est pas des miettes de gâteau!

10 Mar

Les modalités de FB de ces derniers mois permettent de dépoussiérer les vieux statuts publiés ces dernières années (presque 10 pour moi qui ai ouvert mon compte en 2008!)

L’occasion donc de relancer ma rubrique #mots d’enfants.

En 2010, l’année où j’étais instit’ en moyenne section:

goûter d’anniversaire à l’école: un gâteau au chocolat dessine de jolies moustaches sur les frimousses de mes élèves. Je demande: « et moi, est ce que j’ai aussi des moustaches au chocolat? » H. me répond innocemment: « mais non maîtresse c’est pas des miettes de gâteau que tu as, c’est des boutons! » gloups.. c’est rare, mais ça arrive, même aux meilleures ^^ et puis d’abord j’en avais que 2 ^^

les pieds dans les étriers

17 Déc

Cet article porte un drôle de titre, mais il résume bien cette fin de matinée.

9h10: on émerge péniblement avec la fatigue de la fin d’année. C’est samedi, on n’est pas obligés de mettre le réveil pour aller travailler, et ça c’est le luxe du weekend.

Je prends mon téléphone pour appeler le labo de PMA et savoir combien d’embryons ont pu se développer dans la potion magique. La secrétaire répond contrariée en demandant pourquoi on n’a pas répondu ce matin à 8h30, et du coup elle nous a laissé un message sur nos deux portables. « Vous savez que vous devez être joignables le jour du transfert! »

Yeux écarquillés mais un peu colleux et balbutiement: « ah mais euh… on ne m’avait pas parlé de transfert pour aujourd’hui, juste d’appeler pour connaître le nombre d’embryons ». Réponse courroucée: oui mais je vous ai laissé un message parce que la gynéco voulait faire un transfert à 9h30. On ne peut jamais savoir à l’avance, il faut vous tenir prête!!!

Regard rapide vers l’heure. Il est 9h15, on saute dans la voiture et on peut être là pour 9h30-35! Réponse: non là du coup on a appelé qqun d’autre, venez pour 10h15.

Et nous voilà à 10h15 courant vers la clinique (et perdant en deux minutes le bénéfice de la douche matinale).

On attend comme toujours la demi heure classique… Et même plus puisque la nana qui passe avant moi est rentrée dans la salle après que nous soyons arrivés. Dans la salle de transfert, drôle d’ambiance. La gynéco nous parle d’en transférer deux (alors qu’il n’en a jamais été question puisque je suis « jeune »). Chéri est décontenancé et un peu réticent. La gynéco peu bienveillante lui balance qu’au vu de notre dossier, « c’est quand même conseillé parce qu’on n’est pas sûr de pouvoir congeler » (je vous passe les détails sur le-dit dossier, mais la précédente tentative s’est soldée par un non-transfert et fut une grosse claque, et il y a tjs cette putain d’infection dont la source reste inexpliquée et donc intraitable pour l’instant).

La gynéco explique (sur un ton assez péremptoire) « en mettre deux ça augmente vos chances mais ça veut dire possibilité de jumeaux, il faut que vous soyez prêts à cette éventualité. » Chéri a finalement aquiescé mais j’ai senti qu’il aurait aimé avoir le temps d’en parler (à juste titre…) mais avec la gynéco, on a souvent eu l’impression d’être un numéro au milieu d’autres couples, et la patience ne semble pas être son fort…

Elle lui a demandé en pointant le doigt devant lui : « vous êtes sûr de votre oui hein, je ne vous oblige à rien! Si les deux tiennent, vous n’avez pas intérêt à venir me voir pour faire une IVG!!! » Regards absaourdis de Chéri et moi. Réponse de la gynéco: « non mais je vous jure, c’est déjà arrivé! Je ne fais pas de la PMA pour arrêter des grossesses après! » J’ai répondu contrariée « nous non plus ».

Elle conclut par un encourageant « bon de toute façon le % de jumeaux n’est pas élevé, y’a plus de chance qu’il n’y en ai qu’un qui s’implante, voire même pas du tout « . Ah ben oui, tu parles d’un chance.

Et ensuite, je me suis retrouvée allongée sur la table en position gynécologique. J’ai mis les pieds dans les étriers. Et la gynéco a mis le cathéther dans mon vagin. La biologiste lui fait passer avec le matériel adéquat les deux sacro saints embryons à transférer. C’est assez bizarre d’avoir deux personnes en face de son entrejambe, dont une qui regarde la scène de A à Z par une petite trappe dans le mur! ça a marqué Chéri, mais le plus « impressionnant » pour lui, c’était ces fameux étriers 😀 Il ne connaissait pas « comment ça se passe chez la gynéco ».

Après une petite pause de 10 minutes (j’ai pas tenu plus longtemps allongée avec la vessie qui allait exploser!) nous sommes rentrés at home. Verdict fin décembre!

ma première AG

18 Juil

On avance, tout doooooooucement, mais sûrement, sur ce long parcours de PMA.

Vendredi, j’ai eu droit à ma première anesthésie générale-of-my-life pour la ponction ovocytaire nécessaire pour un protocole FIV.

J’étais un peu contrariée de devoir faire une AG (surtout, qu’on ne me laisse pas le choix!) quand on sait que dans d’autres PMA c’est une intervention qui a lieu sous hypnose, ou masque, ou anesthésie locale.

Moi j’aime voir les choses, et pour le côté expérience j’avais envie de voir comment ça se passe au bloc (parce que bon, Grey’s Anatomy c’est bien mignon, mais là c’était la vraie vie, MA vie, et je voulais voir!)

Finalement, c’est une bonne chose que j’aie eu une AG, car les retours d’autres filles ayant subi une ponction sont loin d’être fameux, apparemment c’est qd même très douloureux, même avec l’AL.

C’est pas l’idéal d’être hospitalisé un 15 juillet car l’hôpital tourne au ralenti, et le personnel est débordé!

Je dis un grand merci à l’infirmier anesthésiste qui m’a superbement bien posé le cathéter, le jour même on voyait à peine la trace alors que cette cruchon d’infirmière du labo me charcute le bras à chaque prise de sang (alors que l’aiguille est plus petite) et Dieu sait combien j’en ai fait pour le suivi de la stimulation. J’ai encore des bleus alors que ça fait plus d’une semaine que j’ai fait la dernière!

Je suis déçue de ne pas avoir « vu » la gynécologue avant l’intervention, il n’y avait que les infirmiers lorsque l’on m’a endormie. (qui ont été très sympathiques face à mon stress, et mon mode Bouba-a-5ans-et-pose-plein-de-questions-candides)

ça fait quand même un drôle d’effet quand on y pense, de se dire qu’on s’est endormie allongée dans un bloc froid, dans une blouse chirurgicale sexy qui laisse les fesses à l’air dès qu’on bouge un peu. Qu’on se réveille dans une pièce où sont présentes d’autres personnes endormies ou à moitié réveillées comme vous, au son des bipbip de chaque machine. Qu’on vous a mis en position gynéco, trifouillé l’utérus, prélevé des gamètes et que vous ne vous êtes rendu compte de rien pendant tout ce laps de temps!

extrait du blog "Sous la blouse"

extrait du blog « Sous la blouse »

Prochaine étape: savoir si la ponction de ces follicules et ovocytes a permis la croissance d’embryons? Combien? Seront-ils viables? Pourront-ils être transférés? Congelés?

Je sens que j’ai déjà perdu la plupart des lecteurs non habitués à ce dialecte. Il fait malheureusement partie de mon quotidien. Ces derniers temps en tout cas (et je vous ai épargné la description des piqûres à me faire chaque soir pour la stimulation…!)

happy spring!

21 Mar

ça y est, nous avons changé de saison! Et peut être aussi d’humeur?

(retrouve les autres participations au « lundi à deux » ici)

J’ai retrouvé ma Drôme avec plaisir après un petit weekend à Paris en amoureux. (Les Parisiens trouvaient qu’il faisait bon, nous on s’est un peu gelés ^^)

Les oiseaux chantent, les arbres sont en fleurs, nous avons fait le « carnaval » ce matin à la crèche et je me suis déguisée en jardinière.

Chapeau de paille, T-shirt fleuri, tablier rouge à pois, râteau et pelle dans les poches! Une journée qui donne du pep’s, une journée comme on les aime!

Dessin de Mathou (alias Crayon d’humeur)

le jour de trop

25 Fév

Hier, c’était le jour de trop.

Je ne parle pas de boulot. Les relations humaines, c’est passionnant, c’est aussi hyper compliqué et très lourd à porter en ce moment au travail. Ces complications font malheureusement parties du quotidien.

Non, ce n’est pas taf’ que j’ai envie de parler. Mais bien de mon cycle menstruel.

Gné?! te dis-tu devant ton écran. Que veux-tu. Je meuble ma vie de violon, de course à pied et de gourmandises. De travail passionnant mais épuisant. Et aussi, de désir d’enfant…

J’ai passé la barre des deux ans d’attente (mon dieu que ça me paraît fou!).  Mon 24ème cycle a pris fin hier, alors que je commençais sérieusement à espérer. Un cycle à rallonge comme je n’en ai eu qu’une seule fois auparavant. (la gynéco avait d’ailleurs soupçonné une fausse couche précoce vu que le cycle suivant avait complètement été détraqué, et que de façon générale je suis assez bien réglée, c’est le cas de le dire).

Le genre de cycle qui te fait rêver, gaspiller un test de grossesse, et vivre une grosse déception. Le tout condensé en quelques jours, qui m’ont paru interminables.

illustration: Juliette Merris

illustration: Juliette Merris

Tester à J36 quand tes cycles font habituellement entre 26 et 32 jours, ça n’avait rien de prématuré, d’où le fait que je croyais quand même à ce bébé miracle. (oui, ça y est, j’utilise mon jargon d’essayeuse comme on dit dans le milieu, et je parle en nombre de J…)

Chéri est aussi déçu que moi, il n’a rien dit explicitement, mais demandait « tu n’as toujours pas tes règles? C’est bizarre non? », pour ne pas espérer inutilement. (d’autant qu’il devait avoir comme moi, le secret espoir que le traitement qu’il essaye en ce moment lui ait donné des supers pouvoirs de futur papa)

J’ai conscience que je n’ai pas beaucoup publié cette année. Et que le blog est en train de virer « c’est parti dans l’aventure de la PMA« . Je ne souhaite pas être vue comme la fille désespérée ou à plaindre. J’ai besoin d’en parler parce que c’est ce que je traverse en ce moment, et à priori au moins pour l’année à venir. Parce que l’infertilité touche un couple sur 6, qu’il y a parfois des solutions (souvent longues) et parfois il n’y en pas du tout, ou qui n’ont pas fonctionné. Parce que c’est important que ce ne soit pas un sujet tabou.

Tout ça pour dire que mon cycle précédent a duré un jour de trop à mon goût, et j’espère sérieusement que mon utérus ne va pas me refaire la farce parce que là, tu vois, je manque un peu d’humour! Maintenant, c’est reparti mon kiki! Je suis donc à J1 du C25. Et si tu ne comprends pas la formule, tanpis, tu n’avais qu’à suivre!