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Mes oraux au DEEJE

26 Juin

DEEquoiiiiiiiii?

DEEJE = Diplôme d’Etat d’Educateur de Jeunes Enfants. Tu sais, le truc là, qui clôt mes trois années de formation, qui a causé ma désertion de la blogo ces derniers mois… Et ben v’là, j’ai besoin de poser mes impressions, à froid car les oraux c’était il y a déjà deux semaines.

Très franchement, avant de passer les épreuves, je stressais surtout pour les deux oraux car ce n’est pas mon fort, tout en me rassurant parce que j’ai appris plein de choses intéressantes pendant ces trois années pour me former au métier d’EJE.

Premier oral:

J’ai passé tout d’abord un premier oral, durant lequel j’étais interrogée au hasard sur un dossier parmi trois (d’une dizaine de pages chacun, donc shorty): mon tout premier de formation, dans lequel je devais mettre en place une activité en lien avec le contexte du territoire dans lequel se trouvait ma structure, et en expliquant les moyens, méthodes, déroulement de l’activité… Les réajustements…, un deuxième dossier concernant l’observation suivie d’un enfant, et enfin mon projet d’action à finalité éducative. Pardon pour ce jargon, mais en gros c’est le projet que j’ai mis en place dans la crèche qui m’accueillait en stage long (28 semaines!). Ce dossier montre la méthodo’ de construction d’un projet, selon les besoins des enfants, la négociation avec l’équipe, les réajustements;.. ect..

On devait être une dizaine à passer en même temps, toutes (oui on était que des filles!) à stresser sur notre chaise en attendant que nos jurys respectifs viennent nous chercher. Et là, à 14h30, je vois 5 ou 6 personnes s’avancer vers nous, et appeler leur candidat à la chaîne, avant d’aller dans leur salle correspondante. Oh my god, je ne suis toujours pas appelée!!! On est encore 4 à attendre. Je vois une nana sortir d’une salle et s’approcher de nous. Je me dis qu’elle a une tête sympa et que j’aimerais bien que ce soit moi qu’elle vienne chercher. « Je viens chercher Anna? » Oh!!! C’est génial!! Je me lève et la suit. Je me dis que c’est cool, elle ne m’a pas appelé « Mlle Machin », elle a l’air humaine, ça me met en confiance.

J’aurais dû songer au fameux dicton « l’habit ne fait pas le moine » ou que « les apparences sont parfois trompeuses ». Quand j’entre dans la salle, j’aperçois la deuxième personne qui fait partie de mon jury, elle a l’air aussi flippée que moi, c’est peut être sa première XP en tant que jury?

Je suis tombée sur le premier dossier. Un peu déçue de ne pas être interrogée sur mon projet que j’ai investi de façon plus longue, et aussi plus récente 🙂

Quand je suis sortie de cet oral, j’étais dépitée. Mes copines de promo ne me croyaient pas, disaient que j’exagérais sous le coup de l’émotion… Mais très franchement, cet oral est censé montrer quel futur professionnel nous allons être, quelles sont les valeurs qui nous animent, comment elles ont évolué au gré de notre formation et de nos expériences… J’ai vraiment eu l’impression que le jury s’en fichait et ne me posait que des questions de théorie pure et dure (et j’avoue que je n’avais pas révisé comme une tarée, je connais la base quoi). Le jury? Il est composé d »un formateur (pas celui de notre école évidemment) et d’un EJE pro. J’ai eu deux femmes, la pro était très discrète et avait du mal à trouver sa place pour me poser des questions, face à cette formatrice qui me bombardait. Elle posait des questions incompréhensibles, j’ai fait reformuler plusieurs fois, mais à chaque reformulation, j’avais l’impression d’une question complètement différente, et ne savait plus à laquelle je devais répondre du coup. Je ne me suis pas laissé déstabiliser, mais j’ai bien vu que même la professionnelle semblait ne pas comprendre, ou ne pas savoir répondre aux questions posées par la formatrice. (bon, les questions étaient posées à moi hein, elle, elle s’en fout, elle a déjà le diplôme!)

Ce qui m’a rassurée, c’est que les deux filles ayant eu le même jury que moi sont ressorties en pleurs, et les autres ont bien saisi que je ne fabulais pas, mais que mon jury, c’était pas de la marmelade! En effet, la plupart des étudiants sortaient agréablement surpris par la bienveillance des autres jurys.

J’avoue être assez fière d’avoir géré mon émotivité, enfin je crois qu’on peut surtout remercier Gelsenium et Les Fleurs de Bach sur ce coup là, mais n’empêche que…j’ai pas pleuré!

Deuxième oral:

Franchement, j’ai crû que j’allais m’évanouir de stress avant de rentrer. Cet oral était celui de la soutenance de mémoire. Vu comme c’était passé le premier, je n’y allais pas du tout rassurée. Et en même temps, je relativisais en pensant au fait que l’on ne peut pas avoir deux fois le même jury, du coup je n’allais pas retomber sur la même formatrice. Ouf! J’ai révisé la théorie jusqu’à 1h15 du matin, oui je sais c’est débile, mais de toute façon je n’arrivais pas à dormir. Et bien, tiens-toi bien: je n’ai eu AUCUNE question de théorie, alors que sur le mémoire, y’en a pas mal quand même! Dans mon cas, c’était surtout autour de la théorie de l’attachement, la séparation, la pédagogie d’Emmi Pikler… car j’ai construit mon mémoire sur la place de l’adulte référent, je ne sais pas si ça parle à certains parents dont les enfants sont en crèche?

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Ma question centrale était En quoi l’adulte référent au sein d’une équipe contribue-t-il à l’accueil et l’accompagnement du jeune enfant et de sa famille en EAJE? (EAJE = Etablissement d’Accueil du Jeune Enfant, jargon pour désigner entre autres les crèches dont le terme n’existe plus officiellement)

Le jury était cette fois ci composé d’un homme, un intervenant dans un autre centre de formation que le mien, et d’une femme, professionnelle EJE. J’ai trouvé bien qu’ils viennent « en couple » chercher les candidats au lieu de venir seul et que l’autre attende dans la salle. Vu mon expérience de la veille, je n’ai pas voulu m’enthousiasmer trop vite pour autant.

J’ai fait ma présentation, en ayant l’impression de profondément les ennuyer. C’est vrai que j’ai choisi un thème qui ne sort pas de l’ordinaire, et qu’ils avaient déjà fait passer trois oraux le matin même. J’ai prié dans ma tête pour que la fille de ma promo ayant fait son mémoire sur la question du genre ne soit pas passé avec eux, parce que son mémoire est vraiment chouette! Peut être n’était-ce qu’une impression? Ou bien une consigne de ne rien montrer à ce moment là, car d’autres étudiantes avec d’autres jurys ont eu la même impression pendant leur présentation.

Bref, contrairement au premier oral, l’entretien a été un réel échange, je n’ai pas eu le sentiment d’un question-réponse aussi fort que la première fois.

Affaire à suivre… Demain, je te parle de mes écrits, dont l’un que j’ai complètement foiré et qui risque de me faire louper le diplôme, j’en suis malade…

#teasing!

en vrac #5

13 Fév

Quelques news, en vrac…

« regroupement » en formation à Lyon de deux semaines, intenses mais qui sont passées en un éclair. Et pourtant, à mon retour en stage à la crèche lundi, j’ai l’impression d’avoir raté plein de choses… La petite J. a perdu sa maman :(, le petit I. n’a plus une démarche hésitante de trotteur débutant et court de partout, le papa de A. qui est militaire est parti pour une mission de 5 mois en Afrique et son petit n’est pas reconnaissable et nous en fait voir de toutes les couleurs (mais je peux le comprendre, lui qui est si fusionnel avec son papa), de nouvelles petites têtes ont fait leur adaptation à la crèche, deux collègues ont faibli et sont en arrêt, quelques conflits entre collègues ont ponctué les conversations… bref, tout ce petit monde continue de tourner sans moi!

les enfants à la crèche étaient particulièrement excités ces deux jours, et malgré l’absence des 2 collègues en arrêt, nous étions largement dans les clous côté encadrement car pas mal de petits bouts sont malades aussi. Et pourtant, ils nous ont achevées! Très franchement j’étais sur les rotules hier soir… Et ce nouveau rythme au niveau de mes horaires depuis janvier est fort appréciable puisque je travaille sur 4 jours avec mon mercredi libéré, qui me coupe la semaine et me permet de glander bosser sur mon projet et mon mémoire. (plus que ces deux dossiers à rendre, yes!)

– ma référente de stage est ravie de la place que j’ai prise dans l’équipe, bon ce qui est dommage c’est que début avril c’est (déjà) fini. Sur les 28 semaines de stage, il ne me reste que 5 semaines… Snif 😦

je connais la date de mes épreuves finales du diplôme: les deux oraux début juin, et mon dernier écrit le 18 juin. Youhou!!! Verdict le 4 juillet!!!

Chéri veut que je commence dès maintenant à postuler. Mais je trouve trop bizarre de faire des lettres de motivation pour un poste que je sais que je n’aurai pas étant donné que je n’ai pas encore le diplôme en poche. « Au moins, ils ont ton CV dans leurs contacts, et tu n’as pas envoyé ta lettre en candidature libre. Tu as des éléments pour écrire ta lettre, d’après le profil recherché » me dit Chéri. Oui mais voilà, je ne sais pas me vendre, et pour l’instant ma lettre est en mode brouillon et digne d’une collégienne… Affaire à suivre (mais rapidement, car il faut postuler avant le 22)

j’ai récupéré ma Teufteuf qui démarre au quart de tour désormais, en ayant tout de même été délestée de quelques centaines d’euros mais la voiture a encore de beaux jours devant elle. Le garagiste m’a dit en souriant: « avant de vous rendre les clés, je peux vous donner un cours de starter? Montrez moi comment vous démarrez votre voiture… » Ahem… Femme au volant, … femme au volant! Il semblerait que depuis 4 ans que je roule avec mon tagazou, je n’utilisais pas correctement le starter (oui, ça existe encore…!)

Vendredi on s’est fait un petit restau pour nos ♥ 7 ans ♥, le tiramisu était plutôt bon mais ne valait pas celui de l’italien qu’on avait goûté à Paris. C’était quand même un doux moment passé après ces deux semaines chacun de notre côté! Tandis que demain, pour la Saint Valentin… Môssieu va au foot, mais je m’en fiche, j’aurais une soirée tranquillou sur le PC, qui ne sera pas ponctuée de « mais arrête de perdre ton temps à ça! » ou « t’en a pas marre de lire des blogs? »

A vous les studios.

ciné, dossier et anniv en vue [les p’tits bonheurs]

25 Nov

– hier, Chéri et moi sommes allés voir Argo au ciné, en VO sous-titrée. Voilà bien longtemps que nous n’étions pas ressortis tous les 2 enchantés d’un film vu en amoureux (j’veux pas jeter la pierre, mais quand même Chéri est assez difficile aussi il faut dire)

En 1979, un responsable de la CIA charge un agent de libérer des diplomates américains cachés à l’ambassade du Canada à Téhéran en Iran suite à la prise d’otages à l’ambassade américaine à Téhéran. Cet agent monte de toutes pièces un projet de film et fait passer les diplomates pour une équipe de tournage venue faire des repérages pour un film de science-fiction intitulé Argo.

J’ai vraiment aimé, le suspens tout au long du film (même si on se doute de la fin, mais même la nana derrière moi semblait crispée sur son siège et criait des petits « alleeeez!! oh non!! vite!! » jusqu’à ce qu’un « chut! » agacé la fasse taire), l’ambiance fin des 70’s, la découverte de ce fait politico-historique dont l’inculte que je suis n’avait jamais entendu parler, le bain de culture au sein de Téhéran, la prestation d’acteurs qui m’étaient inconnus (à part Ben Affleck et Brian Cranston of course, et quelques autres têtes déjà aperçues), le rapprochement entre clichés réels et clichés du film lors du générique de fin (ça vaut le coup d’attendre un peu!)…

affiche film Argo

source: allociné

*****

– J’ai oublié de te dire, mais la semaine dernière on m’a rendu la note du fameux JDB que j’avais dû reprendre. Vu que c’était le 2ème jet, donc une 2ème chance pour remonter ma note (vu que soyons clairs, j’étais passé complètement à côté du truc comme 6 autres de ma promo) je ne pouvais avoir que maxi 12, quelle que soit la valeur réelle de mon rendu. J’ai donc eu le fameux 12, et demandé à la formatrice qui m’a rendu la note si elle savait combien j’aurais pu avoir si cela avait été mon « premier jet ». Elle a souri, m’a dit que j’avais bien rattrapé le truc, que ça valait pas non plus une note « à crever les plafonds » pour reprendre ses termes mais que ça valait un 14/15. L’essentiel est que je n’ai pas repris ce dossier là pour rien et j’ai gagné 2 points.

*****

– Demain, c’est mon anniversaire… tralali, tralalèreuh!!

Ciné, dossier rattrapé et anniversaire en vue, voilà mes petits bonheurs de la semaine!

mon sujet de mémoire

6 Nov

[publication programmée (et ratée!) pour le 1er novembre]

En ce jour de Toussaint, on a un devoir de pensée envers nos morts, proches ou moins proches, aimés ou moins aimés. Mais moi je n’ai pas besoin d’un jour particulier pour ceux qui sont partis trop tôt, trop vite, trop douloureusement…

C’est pour ça que j’ai plutôt envie de te parler de mon sujet de mémoire pour participer à ce défi du jeudi:

Je passe mon diplôme d’EJE (ndlr: éducatrice de jeunes enfants) au mois de juin, avec entre autres au menu la soutenance d’un mémoire lié à l’accueil du jeune enfant et de sa famille. Mon sujet n’est pas totalement arrêté, mais je suis partie du thème de la référence en crèche (toutes les crèches n’ont pas un fonctionnement avec un adulte référent pour l’enfant, mais c’est le cas de mon lieu de stage) pour dériver vers la question de la « bonne distance ».

En gros, j’ai envie d’aborder quelle est la place de l’adulte référent dans l’accueil du jeune enfant. Comment cet adulte est-il perçu par l’enfant? Par son parent? et pour le professionnel, qu’est ce que ça représente d’être le référent d’un enfant? qu’est ce qui se joue dans cette relation avec l’enfant? avec son parent? Qu’en est il de la bonne distance à avoir vis à vis de cet enfant? (j’ai été interpellée par des professionnelles qui « bisouillent » énormément les enfants qui n’ne sont pas forcément demandeurs) Qui peut dire quelle est la bonne distance? (appuis théoriques sur l’attachement, la séparation, les émotions…)

Voili voilou, tout un programme quoi!

D’ailleurs si tu es professionnel de la petite enfance, ou parent d’un enfant accueilli en crèche, ton témoignage/avis sur la question m’intéresse vivement!

Pour retrouver les autres participations au défi du jeudi, RDV chez Sysy in the City et Macyma.

yes! libérée…

26 Juil

Si j’étais dans un film, j’prendrais tous les bouquins, cours, remarques…dont je me suis inspirée pour refaire mon JDB, et j’enverrais tout promener! Peut être même le PC! (Euh non en fait, je suis tellement contente de retrouver un peu de temps pour aller sur la blogo! Je n’ose même pas imaginer le retard que j’ai pris sur Hellocoton!)

Ici dans la Drôme, il faisait 37° il y a moins d’une heure… Je n’ose même pas imaginer la température à 16h 30!! Je suis en effet trempée suite à mon marathon impression-reliure-envoi par la poste. Mais au moins, je suis débarrassée!!!!

Et même s’il me reste encore un jour de stage à la crèche avant les vacances, j’ai déjà l’impression d’y être! Et puis je suis limite hystérique d’avoir enfin tiré un trait sur ce putain de dossier que s’il était une personne, je pourrais lui envoyer ce genre de vidéo:

En tout cas, je pense toujours à celle là quand je me sens libérée de quelque chose qui m’a gonflée!

Et toi, tu réagis comment dans ces cas là?

Cher JDB #2

11 Juil

Je t’avais parlé ici de ce travail qui m’est demandé en formation, que j’ai rendu en mai. Il consistait à choisir 4 situations de communication vécues pendant le stage (que j’ai effectué en RAM de janvier à avril, ndlr) et il fallait différencier ce qui était objectif et subjectif dans ce qui est relaté de ces situations, et surtout comprendre et analyser comment je me sens dans un groupe, quelle est ma place. Pas facile!

La mauvaise nouvelle, c’est que je suis passé un peu à côté de ce travail car j’ai élargi mes analyses à mon vécu sur l’ensemble du stage, voire avant (mes précédents stages, mon année de remplacement en maternelle…) Et que je dois le reprendre pour tenter d’améliorer ma note. J’ai jusqu’au 27 juillet.

Autant te dire que même si c’est une chance, il faut l’admettre, ça me fait quand même bien flic de devoir me replonger sur ce dossier, alors que j’en ai 3 autres à commencer de pondre pour septembre dont le mémoire (dont je n’ai toujours pas choisi le sujet…), que je m’investis sur mon lieu de stage actuel et n’ai pas envie de penser à celui d’avant quand je rentre chez moi le soir (même s’il s’était très bien passé, mais voilà, j’ai besoin de couper avec le boulot!)

Bref, heureusement j’ai 2 copines pour me relire, et qu’est ce que ça bouge les idées d’avoir des avis extérieurs!