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ma première AG

18 Juil

On avance, tout doooooooucement, mais sûrement, sur ce long parcours de PMA.

Vendredi, j’ai eu droit à ma première anesthésie générale-of-my-life pour la ponction ovocytaire nécessaire pour un protocole FIV.

J’étais un peu contrariée de devoir faire une AG (surtout, qu’on ne me laisse pas le choix!) quand on sait que dans d’autres PMA c’est une intervention qui a lieu sous hypnose, ou masque, ou anesthésie locale.

Moi j’aime voir les choses, et pour le côté expérience j’avais envie de voir comment ça se passe au bloc (parce que bon, Grey’s Anatomy c’est bien mignon, mais là c’était la vraie vie, MA vie, et je voulais voir!)

Finalement, c’est une bonne chose que j’aie eu une AG, car les retours d’autres filles ayant subi une ponction sont loin d’être fameux, apparemment c’est qd même très douloureux, même avec l’AL.

C’est pas l’idéal d’être hospitalisé un 15 juillet car l’hôpital tourne au ralenti, et le personnel est débordé!

Je dis un grand merci à l’infirmier anesthésiste qui m’a superbement bien posé le cathéter, le jour même on voyait à peine la trace alors que cette cruchon d’infirmière du labo me charcute le bras à chaque prise de sang (alors que l’aiguille est plus petite) et Dieu sait combien j’en ai fait pour le suivi de la stimulation. J’ai encore des bleus alors que ça fait plus d’une semaine que j’ai fait la dernière!

Je suis déçue de ne pas avoir « vu » la gynécologue avant l’intervention, il n’y avait que les infirmiers lorsque l’on m’a endormie. (qui ont été très sympathiques face à mon stress, et mon mode Bouba-a-5ans-et-pose-plein-de-questions-candides)

ça fait quand même un drôle d’effet quand on y pense, de se dire qu’on s’est endormie allongée dans un bloc froid, dans une blouse chirurgicale sexy qui laisse les fesses à l’air dès qu’on bouge un peu. Qu’on se réveille dans une pièce où sont présentes d’autres personnes endormies ou à moitié réveillées comme vous, au son des bipbip de chaque machine. Qu’on vous a mis en position gynéco, trifouillé l’utérus, prélevé des gamètes et que vous ne vous êtes rendu compte de rien pendant tout ce laps de temps!

extrait du blog "Sous la blouse"

extrait du blog « Sous la blouse »

Prochaine étape: savoir si la ponction de ces follicules et ovocytes a permis la croissance d’embryons? Combien? Seront-ils viables? Pourront-ils être transférés? Congelés?

Je sens que j’ai déjà perdu la plupart des lecteurs non habitués à ce dialecte. Il fait malheureusement partie de mon quotidien. Ces derniers temps en tout cas (et je vous ai épargné la description des piqûres à me faire chaque soir pour la stimulation…!)

le jour de trop

25 Fév

Hier, c’était le jour de trop.

Je ne parle pas de boulot. Les relations humaines, c’est passionnant, c’est aussi hyper compliqué et très lourd à porter en ce moment au travail. Ces complications font malheureusement parties du quotidien.

Non, ce n’est pas taf’ que j’ai envie de parler. Mais bien de mon cycle menstruel.

Gné?! te dis-tu devant ton écran. Que veux-tu. Je meuble ma vie de violon, de course à pied et de gourmandises. De travail passionnant mais épuisant. Et aussi, de désir d’enfant…

J’ai passé la barre des deux ans d’attente (mon dieu que ça me paraît fou!).  Mon 24ème cycle a pris fin hier, alors que je commençais sérieusement à espérer. Un cycle à rallonge comme je n’en ai eu qu’une seule fois auparavant. (la gynéco avait d’ailleurs soupçonné une fausse couche précoce vu que le cycle suivant avait complètement été détraqué, et que de façon générale je suis assez bien réglée, c’est le cas de le dire).

Le genre de cycle qui te fait rêver, gaspiller un test de grossesse, et vivre une grosse déception. Le tout condensé en quelques jours, qui m’ont paru interminables.

illustration: Juliette Merris

illustration: Juliette Merris

Tester à J36 quand tes cycles font habituellement entre 26 et 32 jours, ça n’avait rien de prématuré, d’où le fait que je croyais quand même à ce bébé miracle. (oui, ça y est, j’utilise mon jargon d’essayeuse comme on dit dans le milieu, et je parle en nombre de J…)

Chéri est aussi déçu que moi, il n’a rien dit explicitement, mais demandait « tu n’as toujours pas tes règles? C’est bizarre non? », pour ne pas espérer inutilement. (d’autant qu’il devait avoir comme moi, le secret espoir que le traitement qu’il essaye en ce moment lui ait donné des supers pouvoirs de futur papa)

J’ai conscience que je n’ai pas beaucoup publié cette année. Et que le blog est en train de virer « c’est parti dans l’aventure de la PMA« . Je ne souhaite pas être vue comme la fille désespérée ou à plaindre. J’ai besoin d’en parler parce que c’est ce que je traverse en ce moment, et à priori au moins pour l’année à venir. Parce que l’infertilité touche un couple sur 6, qu’il y a parfois des solutions (souvent longues) et parfois il n’y en pas du tout, ou qui n’ont pas fonctionné. Parce que c’est important que ce ne soit pas un sujet tabou.

Tout ça pour dire que mon cycle précédent a duré un jour de trop à mon goût, et j’espère sérieusement que mon utérus ne va pas me refaire la farce parce que là, tu vois, je manque un peu d’humour! Maintenant, c’est reparti mon kiki! Je suis donc à J1 du C25. Et si tu ne comprends pas la formule, tanpis, tu n’avais qu’à suivre!

Trois lettres: P, M, A.

2 Oct

Trois lettres, PMA, comme Procréation Médicalement Assistée. Ou Aide Médicale à la Procréation. Ce qui revient au même, hein.

En juillet, je rencontrais seule et pour la première fois, une gynécologue spécialisée dans l’accompagnement des couples infertiles. (j’en parlais ici en deux lignes au milieu d’un billet, évoquant la liste d’examens peu sympathiques avec laquelle je sortais de ce rdv)

Infertile. Ce mot encore difficile à prononcer pour moi, qualifie pourtant notre couple. Malgré notre profond désir de parentalité, toujours pas de bébé en vue…

J’essaie de ne pas me prendre la tête, mon travail étant très prenant ça me permet de ne pas trop y penser non plus.

Hier, je suis retournée avec les résultats voir la gynéco, cette fois-ci accompagnée de Chéri. Il n’a pas du tout aimé la gynéco, mais est-ce la personne en soi, ou ce qu’elle lui a annoncé (et on l’avait déjà compris ayant les résultats en main). Pour n’importe qui, il est évidemment difficile d’apprendre que l’on ne pourra avoir d’enfant naturellement. Mais que la science a fait plein de progrès et qu’elle pourra peut-être aider. Peut-être.

Je suis soulagée d’avoir eu de bonnes nouvelles à mes résultats. Histoire de ne pas en « rajouter une couche ». Ces mots peuvent paraître très durs, pourtant je me dis que c’est positif et j’ai CONFIANCE, c’est vraiment le mot, en la médecine pour nous aider à dépasser l’infertilité de Chéri. Infertilité n’étant pas stérilité, et c’est la nuance si importante pour nous.

Ce fut très étonnant de passer une échographie pelvienne. De « voir » mes ovaires. Je n’aurais jamais crû me réjouir un jour de mes follicules 😀 Et d’en deviner un tout beau, tout mûr, celui qui aurait été opérationnel ce mois-ci.

On n’en ressort néanmoins pas indemnes. Encore d’autres examens pour Chéri. D’autres spécialistes à voir, pour demander un avis à un confrère… Bref, on la reverra d’ici la fin d’année avec j’espère de pas trop mauvaises nouvelles! Affaire à suivre.