Tag Archives: PMA

retour sur Fiv 2

18 Août

Nous avons revu la gynéco la semaine dernière suite à l’échec de la Fiv.

Elle nous propose pour la prochaine tentative d’essayer éventuellement un TEC sur un autre cycle que celui de la ponction. En effet, l’importante hyperstimulation que j’ai eu a fatigué mon corps, qui épuisé ne pouvait plus « assurer » pour la nidation de l’embryon qui était pourtant parfait.

Avec un blastocyste il y a une chance sur 2 pour que celui ci s’implante… La gynéco se montre très positive « si celui ci ne s’est pas implanté, c’est que cela ne devait pas être lui, et donc ce sera un autre » mais ça ne suffit pas à me remonter le moral, car cet embryon était « parfait »!

j’ai appris aussi que j’aurais un léger syndrome OMPK. J’avoue être assez dubitative car pas vraiment retrouvé de symptômes qu’on peut lire dans la presse médicale mais bon.. à part le fait que mon AMH ait augmenté en deux ans, et le fait que je réponds trop aux stimulations. Cela influencerait ma réponse aux traitements.

Chéri doit refaire une autre spermoculture pour voir où en est l’infection et adapter le traitement antibio avant la prochaine tentative.
On est censés se revoir début octobre avec la gynéco (et les biologistes) mais je crains que Chéri n’ait pas de rdv rapidement pour la spermoculture, alors je ne sais pas si on aura les résultats à temps ou si l’on devra décaler le rdv. La bonne nouvelle c’est qu’on n’est pas obligés d’aller au labo de la PMA pour cet examen, Chéri peut le faire ici.

Notre prochaine tentative serait pour novembre ou décembre selon le calendrier de mes cycles.

A la fin de ce rdv, Chéri m’a fait part de son étonnement : « quand même, c’est vraiment une science qui a encore beaucoup à découvrir! On dirait qu’ils font des essais à chaque fois. Il y a une base, mais chaque tentative avec chaque femme est une découverte, il n’a a pas de protocole tout fait, c’est à tâtons! »

Je ne suis pas impatiente de faire ce nouveau protocole. Tellement peur de me prendre encore une claque! Et en même temps, faire du sur place est dur à gérer aussi.

Sensation ambivalente entre « aller il me reste deux tentatives [remboursées], vite vite, finissons en si malheureusement il nous faut passer à autre chose » et « patience, il faut trouver le bon protocole, ne grillons pas toutes nos cartouches ». 😦 Pfff… je ne sais plus sur quel pied danser!

J’ai du mal à m’investir dans ces futures tentatives. Notre douloureux échec de juillet est encore très présent.

le résultat qui fait mal

24 Juil

Je n’ai même pas l’ombre d’un doute sur le résultat puisque mon taux (bHCG) est inférieur à 0.1

C’est pathétique. Je suis devenue celle que je ne voulais pas être, désespérée par le fait de ne pas avoir d’enfant.

J’ai envie d’être dans un trou de souris, loin du tumulte, loin des autres. Je me sens en apnée. Toujours vivante, mais sous l’eau. Je n’arrive pas à respirer la vie, à ouvrir grand mes poumons ou ma bouche pour crier cette colère qui me traverse aujourd’hui. Tout reste enfoui et je n’arrive pas à l’extérioriser, c’est horrible.
J’en suis au point de me dire que j’aurais préféré ne pas être appelée pour ce transfert. Je n’aurais pas construit cet espoir, et serais tombée de moins haut. Désespérée aussi, certainement, mais tombée de moins haut.

notre premier blastocyste!

17 Juil

La semaine a été d’une intensité émotionnelle incroyable… Contre toute attente, nous avons été appelés hier matin pour le transfert d’un « bel embryon » à J6. Les biologistes ont rarement vu ça, un seul bel embryon avec tant d’ovocytes ponctionnés et « rien d’autre » à congeler (le reste des embryons étant fragmentés)

Pour vous donner une idée de ce par quoi on est passé les jours d’avant, je vous fais un petit récap (quand on a été appelés hier matin, on était allés noyer notre chagrin et se faire bichonner chez nos parents? Je vous jure, il ne faut pas être cardiaque!)

Pour rappel, j’ai eu lundi dernier la ponction de 25 ovocytes, dont 19 ont pu être micro injectés.
A J2 il y avait 12 embryons dont plusieurs étaient déjà fragmentés…
A J3 il y avait 2 embryons qui sortaient du lot, mais le biologiste était incapable (ce n’est pas un reproche, on sentait d’ailleurs son désarroi au téléphone) de décider lequel implanter, et on ne pouvait pas m’en transférer 2 à cause de l’hyperstimulation.
L’évolution n’était cependant pas encourageante mais il a décidé d’attendre le blastocyste pour faire un choix plus éclairé.

A J5, transfert toujours pas au programme car l’un des embryons semble pousser de façon irrégulière, et l’autre continue de se développer, doucement mais sûrement. Et ô surprise, il y a un 13ème embryon (qui n’avait pas « démarré » au départ) qui s’est réveillé à J2 et qui pousse aussi :shock:

Bref, depuis hier je couve donc apparemment un bel embryon J6 (je pense celui qui avait démarré doucement, mais avait une croissance régulière). je n’en reviens toujours pas, j’ai peur de faire trop de plans sur la comète, mais quand même c’est tellement inespéré! Et je vous dis pas l’ascenseur émotionnel vécu depuis la ponction :oops:

ma première AG

18 Juil

On avance, tout doooooooucement, mais sûrement, sur ce long parcours de PMA.

Vendredi, j’ai eu droit à ma première anesthésie générale-of-my-life pour la ponction ovocytaire nécessaire pour un protocole FIV.

J’étais un peu contrariée de devoir faire une AG (surtout, qu’on ne me laisse pas le choix!) quand on sait que dans d’autres PMA c’est une intervention qui a lieu sous hypnose, ou masque, ou anesthésie locale.

Moi j’aime voir les choses, et pour le côté expérience j’avais envie de voir comment ça se passe au bloc (parce que bon, Grey’s Anatomy c’est bien mignon, mais là c’était la vraie vie, MA vie, et je voulais voir!)

Finalement, c’est une bonne chose que j’aie eu une AG, car les retours d’autres filles ayant subi une ponction sont loin d’être fameux, apparemment c’est qd même très douloureux, même avec l’AL.

C’est pas l’idéal d’être hospitalisé un 15 juillet car l’hôpital tourne au ralenti, et le personnel est débordé!

Je dis un grand merci à l’infirmier anesthésiste qui m’a superbement bien posé le cathéter, le jour même on voyait à peine la trace alors que cette cruchon d’infirmière du labo me charcute le bras à chaque prise de sang (alors que l’aiguille est plus petite) et Dieu sait combien j’en ai fait pour le suivi de la stimulation. J’ai encore des bleus alors que ça fait plus d’une semaine que j’ai fait la dernière!

Je suis déçue de ne pas avoir « vu » la gynécologue avant l’intervention, il n’y avait que les infirmiers lorsque l’on m’a endormie. (qui ont été très sympathiques face à mon stress, et mon mode Bouba-a-5ans-et-pose-plein-de-questions-candides)

ça fait quand même un drôle d’effet quand on y pense, de se dire qu’on s’est endormie allongée dans un bloc froid, dans une blouse chirurgicale sexy qui laisse les fesses à l’air dès qu’on bouge un peu. Qu’on se réveille dans une pièce où sont présentes d’autres personnes endormies ou à moitié réveillées comme vous, au son des bipbip de chaque machine. Qu’on vous a mis en position gynéco, trifouillé l’utérus, prélevé des gamètes et que vous ne vous êtes rendu compte de rien pendant tout ce laps de temps!

extrait du blog "Sous la blouse"

extrait du blog « Sous la blouse »

Prochaine étape: savoir si la ponction de ces follicules et ovocytes a permis la croissance d’embryons? Combien? Seront-ils viables? Pourront-ils être transférés? Congelés?

Je sens que j’ai déjà perdu la plupart des lecteurs non habitués à ce dialecte. Il fait malheureusement partie de mon quotidien. Ces derniers temps en tout cas (et je vous ai épargné la description des piqûres à me faire chaque soir pour la stimulation…!)

le jour de trop

25 Fév

Hier, c’était le jour de trop.

Je ne parle pas de boulot. Les relations humaines, c’est passionnant, c’est aussi hyper compliqué et très lourd à porter en ce moment au travail. Ces complications font malheureusement parties du quotidien.

Non, ce n’est pas taf’ que j’ai envie de parler. Mais bien de mon cycle menstruel.

Gné?! te dis-tu devant ton écran. Que veux-tu. Je meuble ma vie de violon, de course à pied et de gourmandises. De travail passionnant mais épuisant. Et aussi, de désir d’enfant…

J’ai passé la barre des deux ans d’attente (mon dieu que ça me paraît fou!).  Mon 24ème cycle a pris fin hier, alors que je commençais sérieusement à espérer. Un cycle à rallonge comme je n’en ai eu qu’une seule fois auparavant. (la gynéco avait d’ailleurs soupçonné une fausse couche précoce vu que le cycle suivant avait complètement été détraqué, et que de façon générale je suis assez bien réglée, c’est le cas de le dire).

Le genre de cycle qui te fait rêver, gaspiller un test de grossesse, et vivre une grosse déception. Le tout condensé en quelques jours, qui m’ont paru interminables.

illustration: Juliette Merris

illustration: Juliette Merris

Tester à J36 quand tes cycles font habituellement entre 26 et 32 jours, ça n’avait rien de prématuré, d’où le fait que je croyais quand même à ce bébé miracle. (oui, ça y est, j’utilise mon jargon d’essayeuse comme on dit dans le milieu, et je parle en nombre de J…)

Chéri est aussi déçu que moi, il n’a rien dit explicitement, mais demandait « tu n’as toujours pas tes règles? C’est bizarre non? », pour ne pas espérer inutilement. (d’autant qu’il devait avoir comme moi, le secret espoir que le traitement qu’il essaye en ce moment lui ait donné des supers pouvoirs de futur papa)

J’ai conscience que je n’ai pas beaucoup publié cette année. Et que le blog est en train de virer « c’est parti dans l’aventure de la PMA« . Je ne souhaite pas être vue comme la fille désespérée ou à plaindre. J’ai besoin d’en parler parce que c’est ce que je traverse en ce moment, et à priori au moins pour l’année à venir. Parce que l’infertilité touche un couple sur 6, qu’il y a parfois des solutions (souvent longues) et parfois il n’y en pas du tout, ou qui n’ont pas fonctionné. Parce que c’est important que ce ne soit pas un sujet tabou.

Tout ça pour dire que mon cycle précédent a duré un jour de trop à mon goût, et j’espère sérieusement que mon utérus ne va pas me refaire la farce parce que là, tu vois, je manque un peu d’humour! Maintenant, c’est reparti mon kiki! Je suis donc à J1 du C25. Et si tu ne comprends pas la formule, tanpis, tu n’avais qu’à suivre!

Trois lettres: P, M, A.

2 Oct

Trois lettres, PMA, comme Procréation Médicalement Assistée. Ou Aide Médicale à la Procréation. Ce qui revient au même, hein.

En juillet, je rencontrais seule et pour la première fois, une gynécologue spécialisée dans l’accompagnement des couples infertiles. (j’en parlais ici en deux lignes au milieu d’un billet, évoquant la liste d’examens peu sympathiques avec laquelle je sortais de ce rdv)

Infertile. Ce mot encore difficile à prononcer pour moi, qualifie pourtant notre couple. Malgré notre profond désir de parentalité, toujours pas de bébé en vue…

J’essaie de ne pas me prendre la tête, mon travail étant très prenant ça me permet de ne pas trop y penser non plus.

Hier, je suis retournée avec les résultats voir la gynéco, cette fois-ci accompagnée de Chéri. Il n’a pas du tout aimé la gynéco, mais est-ce la personne en soi, ou ce qu’elle lui a annoncé (et on l’avait déjà compris ayant les résultats en main). Pour n’importe qui, il est évidemment difficile d’apprendre que l’on ne pourra avoir d’enfant naturellement. Mais que la science a fait plein de progrès et qu’elle pourra peut-être aider. Peut-être.

Je suis soulagée d’avoir eu de bonnes nouvelles à mes résultats. Histoire de ne pas en « rajouter une couche ». Ces mots peuvent paraître très durs, pourtant je me dis que c’est positif et j’ai CONFIANCE, c’est vraiment le mot, en la médecine pour nous aider à dépasser l’infertilité de Chéri. Infertilité n’étant pas stérilité, et c’est la nuance si importante pour nous.

Ce fut très étonnant de passer une échographie pelvienne. De « voir » mes ovaires. Je n’aurais jamais crû me réjouir un jour de mes follicules 😀 Et d’en deviner un tout beau, tout mûr, celui qui aurait été opérationnel ce mois-ci.

On n’en ressort néanmoins pas indemnes. Encore d’autres examens pour Chéri. D’autres spécialistes à voir, pour demander un avis à un confrère… Bref, on la reverra d’ici la fin d’année avec j’espère de pas trop mauvaises nouvelles! Affaire à suivre.