Archive | Humeur RSS feed for this section

Superbe

29 Août

Dimanche, nous avons passé une jolie journée.

De celles où tu ne fais pas grand chose, mais où tu as le sourire, la joie, la zénitude, des projets en tête, ou bien juste le temps.

Comme dans beaucoup de départements, il faisait trèèèèèès chaud et nous sommes allés nous baigner dans un petit coin tranquillou, au bord de la Drôme. Nous avons déposé nos affaires sur les galets, et marché dans l’eau pour rejoindre le coin de la rivière où l’eau est un peu plus profonde, histoire de se baigner entièrement et pas simplement les chevilles.

Chéri était aussi dans cet état de bien être et de bonne humeur. Il marchait un peu devant, et puis s’est retourné pour m’attendre.

Il a souri. Je lui ai rendu son sourire. Alors que j’arrivais à son niveau, il s’est penché près de mon oreille pour me susurrer « tu es superbe! »

 

tendresse

source: la formidable Mathou, du blog « Crayon d’humeur »

 

Cette douce phrase, qui m’a surprise et réjouie, m’a fait un bien fou! Je ne doutais pas de son amour, mais deux jours après, cette phrase raisonne encore en moi, et me rappelle combien il est précieux de témoigner à l’autre ses sentiments. Et de se savoir aimée!

Publicités

le jour de trop

25 Fév

Hier, c’était le jour de trop.

Je ne parle pas de boulot. Les relations humaines, c’est passionnant, c’est aussi hyper compliqué et très lourd à porter en ce moment au travail. Ces complications font malheureusement parties du quotidien.

Non, ce n’est pas taf’ que j’ai envie de parler. Mais bien de mon cycle menstruel.

Gné?! te dis-tu devant ton écran. Que veux-tu. Je meuble ma vie de violon, de course à pied et de gourmandises. De travail passionnant mais épuisant. Et aussi, de désir d’enfant…

J’ai passé la barre des deux ans d’attente (mon dieu que ça me paraît fou!).  Mon 24ème cycle a pris fin hier, alors que je commençais sérieusement à espérer. Un cycle à rallonge comme je n’en ai eu qu’une seule fois auparavant. (la gynéco avait d’ailleurs soupçonné une fausse couche précoce vu que le cycle suivant avait complètement été détraqué, et que de façon générale je suis assez bien réglée, c’est le cas de le dire).

Le genre de cycle qui te fait rêver, gaspiller un test de grossesse, et vivre une grosse déception. Le tout condensé en quelques jours, qui m’ont paru interminables.

illustration: Juliette Merris

illustration: Juliette Merris

Tester à J36 quand tes cycles font habituellement entre 26 et 32 jours, ça n’avait rien de prématuré, d’où le fait que je croyais quand même à ce bébé miracle. (oui, ça y est, j’utilise mon jargon d’essayeuse comme on dit dans le milieu, et je parle en nombre de J…)

Chéri est aussi déçu que moi, il n’a rien dit explicitement, mais demandait « tu n’as toujours pas tes règles? C’est bizarre non? », pour ne pas espérer inutilement. (d’autant qu’il devait avoir comme moi, le secret espoir que le traitement qu’il essaye en ce moment lui ait donné des supers pouvoirs de futur papa)

J’ai conscience que je n’ai pas beaucoup publié cette année. Et que le blog est en train de virer « c’est parti dans l’aventure de la PMA« . Je ne souhaite pas être vue comme la fille désespérée ou à plaindre. J’ai besoin d’en parler parce que c’est ce que je traverse en ce moment, et à priori au moins pour l’année à venir. Parce que l’infertilité touche un couple sur 6, qu’il y a parfois des solutions (souvent longues) et parfois il n’y en pas du tout, ou qui n’ont pas fonctionné. Parce que c’est important que ce ne soit pas un sujet tabou.

Tout ça pour dire que mon cycle précédent a duré un jour de trop à mon goût, et j’espère sérieusement que mon utérus ne va pas me refaire la farce parce que là, tu vois, je manque un peu d’humour! Maintenant, c’est reparti mon kiki! Je suis donc à J1 du C25. Et si tu ne comprends pas la formule, tanpis, tu n’avais qu’à suivre!

happy 2016!

2 Jan

2015 a été… l’année de mes 30 ans… l’année de naissance de Choupette et de Frisquette… l’année de l’attente désespérée d’un bébé (on attendait depuis + longtemps, mais on va dire que c’était l’année d’impatience) et de la rencontre avec un nouveau monde médical.

2016 promet d’être riche de rebondissements pour Chéri et moi, de ceux qui rythment la vie et dont on ne saurait prédire s’ils seront positifs ou tristes à pleurer.

Personnellement ET professionnellement une année qui va être mouvementée pour nous deux!!

une illustration de Mathou alias Crayon d'humeur

une illustration de Mathou
alias Crayon d’humeur

J’ai envie de citer Ginie qui a publié ça hier sur sa page FB:

« Très belle et heureuse année à tous, en vous souhaitant qu’elle soit riche de bonnes nouvelles, de ces bons moments avec vos proches, de ces instants qui valent la peine, de ces liens d’amitié et d’amour auxquels nous tenons tant, de cet espoir qui vivra toujours au détriment de la peur, de cette solidarité et de cette union dont nous sommes tous capables … Bref 2015 est mort, vive 2016 !!! »

I want to be a mum

3 Juil

J’ai quasi déserté le blog cette année.

Parce que j’ai peur qu’il tourne au mélodrame n’ayant pas beaucoup de choses joyeuses à raconter. Parce qu’au travail c’est pas facile et j’ai du mal à retrouver ce pour quoi j’ai choisi ce métier sur mon poste actuel… Parce que le bébé que l’on espère n’est toujours pas entré dans nos vies. (ni même dans mon utérus…) Parlons en, tiens.

J’ai traversé des phases où l’annonce de grossesses me rendait maussade. Je ne suis pas jalouse. Juste contrariée que ce ne soit pas encore mon tour.

En mai, j’ai bien lâché prise, 10 jours de vacances en Espagne en amoureux c’était chouette.

De retour, la vie continue hein!  Je suis heureuse d’apprendre des naissances à venir. Ce qui m’exaspère le plus, en fait, ce n’est pas les grossesses/ bébés des autres, mais leurs discours:

ceux qui veulent savoir pourquoi t’a pas d’enfants?

ceux qui pensent que t’es enceinte parce que t’es maigre avec un petit bide (parce que ta sangle abdominale pas assez musclée s’affaisse au moindre repas un peu trop lourd). Ou comme cette nana à l’hypermarché l’autre jour qui me dit « vous devriez passer à l’autre caisse ». « Gni??? j’ai un plein chariot et l’autre caisse est pour les moins de 10 articles ». Regard qui zoome sur ma tête, sur mon ventre. « Mais euh, vous êtes pas enceinte? Vous êtes malade alors? » Bref, je dois avoir une sale gueule. Mais je ne suis pas enceinte…

ou parce que tu n’as pas bu d’alcool les trois dernières fois où on s’est trouvées ensemble. La soeur de Chéri, qui a annoncé en avril attendre son deuxième pour décembre. (Pimprenelle va donc devenir grande soeur!) et regard bien appuyé dans ma direction genre « vas y, à toi! » Et de s’excuser platement après en disant « j’étais persuadée que t’étais enceinte aussi, c’est pr ça que je l’ai dit aussi tôt ». Bref, quand tu bois l’apéro, t’es vite grillée! (Sauf que dans mon cas, j’espérais simplement mettre toutes les chances de mon côté. Bref)

ceux qui te disent d’arrêter d’y penser, ça viendra tout seul. De trouver d’autres projets sur lesquels te concentrer. C’est bien connu. C’est pr ça qu’un couple sur 10 doit consulter en PMA.

ceux qui te donnent l’impression que tu n’as pas avancé dans la vie parce que tu n’as pas d’enfants, n’est pas mariée ni propriétaire de ton logement. (Heureusement, j’ai un mec. Je plains les célibataires)

ceux qui manquent de tact. La chérie de mon frère, qui SAIT que j’ai arrêté la contraception depuis un an et demi maintenant, a trouvé le moyen de balancer en plein repas de famille  » j’espère bien que je ne serai pas la seule à donner des petits enfants, HEIN????) [regard appuyé dans ma direction] Je l’aurais bouffée…

Mais bon… C’était il y a deux semaines.

Ironie du sort, hier tandis que je sortais de mon RDV chez une gynéco spécialisée dans le traitement de l’infertilité, avec une batterie d’examens non réjouissants à faire cet été, je recevais une photo de mon frérot en peau à peau avec sa fille!! (mon frérot est papa quoi!!!! Trop émouvant de le voir tenir son bébé avec ses grosses patounes!!) Ma belle soeur a donc accouché hier d’une jolie petite demoiselle. Va falloir que je lui trouve un surnom pour le blog (des idées?!), en tout cas je suis déjà amoureuse!!! Vivement samedi que je fasse sa connaissance !!!

Petit interview de fin d’année [2014]

31 Déc

Sur une idée de Emmanuelle, alias Madame Parle, je me suis pliée à l’exercice d’un petit interview de fin d’année!

Le principe: vous répondez aux questions.
Vous choisissez une jolie photo que vous aimez pour illustrer ce billet. (Emmanuelle fera un récap’ de toutes les participations, début janvier sur son blog)

Quel est ton prénom ?

Anna. 4 lettres. 2 N, pas de H !!!! Et quand j’étais petite, je trouvais vraiment classe d’avoir un palindrome!

Quel est le nom de ton blog ? Pourquoi l’as tu choisi ?

Mon blog s’appelle « Les Blablas de Bouba »

Les blablas, c’est assez vaste pour ne pas donner un thème spécifique à mon blog. Bouba, c’est le surnom affectueux que me donnent mes parents, et utilisé aussi aujourd’hui par mon Chéri et même mon beau-frère!

Pourquoi en as tu ouvert un ? qu’est ce qui t’a donné envie ?

Je ne me souviens plus trop par quel doux hasard j’ai atterri sur certains blogs, en 2010 j’imagine. Beaucoup de blogs de mamans, mais aussi de jeunes nullipares comme moi. J’aimais aussi les blogs de déco même si je ne sais rien faire de mes 10 doigts 😀 Et à force de surfer sur la blogo, j’ai aussi eu envie d’avoir mon univers, et c’est ainsi que j’ai créé mon blog en août 2011.

Quels seraient les mots qui décriraient le mieux ton univers ?

Je dirais enfantin, parce que c’est mon esprit, même si ça ne transparait pas sur le blog.

Parle-moi de ton dernier sourire ?

Voir ma Pimprenelle de nièce âgée de 2 ans se promener toutes les vacances avec ses bottes aux pieds, et se dire que super tata Anna a visé juste pour ce cadeau de Noël! Et a bien fait de sortir de la liste proposée (qui ne me paraissait comprendre que des jeux éducatifs) (je suis éduc’ donc pas contre ces jeux là hein! Mais je pense que les cadeaux doivent être variés dans leur nature et leur fonction)

Les jolies bottes de Pimprenelle

Les jolies bottes de Pimprenelle

Quelle chanson fait office de petite pépite de bonheur ?

Quand je te disais que j’avais l’esprit enfantin 😉

Mulan est mon Disney préféré, une référence commune avec mes frérots. Et aujourd’hui, avec le petit « dernier » de 21 ans, on se surprend encore à citer des passages, ou à chanter cet extrait en choeur. Entendre cet air me donne envie de le chanter à tue-tête, et me redonne le sourire, allez savoir pourquoi? En tout cas, Chéri l’a bien compris car quand je suis d’humeur grognon, il dit une phrase avec un mot pouvant me faire penser à cette chanson, que je m’empresse d’entonner, et je retrouve le sourire 😀

[Ma grosse déception dans cette chanson c’est l’interprétation par Patrick Fiori dont je n’apprécie pas forcément la voix mais bon, ça ne m’empêche pas de la chanter!]

Peux tu me raconter un souvenir, une situation dans laquelle tu t’es sentie libre et heureuse ?

Je ne suis pas une grande skieuse, mais j’ai plaisir à skier 2-3 journées chaque hiver dans le Vercors.

Ferme les yeux et essaye d’y repenser de ressentir les émotions que tu as ressenti à ce moment là dans tout ton corps Parle moi du parfum qui flottait dans l’air, de l’ambiance autour de toi du vent du bruit, de la musique. Puis reste dans cette ambiance et laisse les mots glisser.

J’aime cette sensation de grands espaces en altitude, de nature à perte de vue, de soleil qui resplendit sur la neige. Ce contraste entre le froid qui te saisit le corps sur le télésiège, et cet air frais qui frappe juste les joues dans les descentes, l’effort pour la non-musclée que je suis qui chauffe les cuissots.

Se surprendre à prendre de la vitesse, sentir le sol glisser sous mes pieds skis, ne penser à rien, juste glisser. Il n’y a, à mon avis, pas d’autre activité qui ne me vide autant la tête! Peut être la course à pied, mais c’est moins plaisant?!

Si demain tu n’avais aucune obligation, ni enfant, ni conjoint tu ferais quoi ?

J’irais plus souvent au ciné. Chéri n’aime aucun film en commun avec moi, dans ceux qui sortent ces dernières années. Autant quand j’étais seule, j’allais au ciné même sans être accompagnée, autant je n’arrive plus à y aller seule maintenant que je suis en couple. Et je passe donc certainement à côté de jolis films (mais probablement aussi des nanars)

Je reprendrais la chorale (en plus de la course deux fois par semaine, de la piscine, de la guitare et du violon qui sont déjà au programme).

Je partirais à l’étranger, pourquoi pas le Québec. Pour une expérience de vie dans une autre société, mais aussi un autre système éducatif. J’ai d’ailleurs failli y aller en stage lors de ma formation d’éducatrice de jeunes enfants, mais justement pour Chéri, je n’y suis pas allée. Nous vivions déjà à distance à ce moment-là, et passer 4 mois dans un autre pays alors que je pouvais en profiter pour faire un stage dans sa région, ça signait la fin de notre couple (en fait il n’y a pas que ça mais un cocktail de raisons). Nous en aurions été au début de notre histoire, j’aurais choisi d’aller quand même au Québec pour 4 mois, j’aurais détesté me faire dicter mes choix, mais au bout de 5 ans c’était différent. Être en couple, c’est aussi faire certaines concessions 🙂

Crois tu que tu pourrais t’autoriser à le faire un peu plus ?

ça me semble compliqué. Je n’ai pas encore d’enfant, mais mon emploi du temps est déjà plutôt rempli, et il me faudra plutôt penser à faire des choix que rajouter des passe-temps le moment venu. Je veillerai cependant à me conserver au moins une activité. Cela dit, cette activité pourrait être la chorale!

Aller au ciné, ça semble envisageable même si j’avoue que payer 10 euros pour aller voir un film seule, pas sûre que cela ne m’enchante bien souvent.

S’expatrier à l’étranger quelques mois/années, on y a pensé, notamment le Canada. Mais il y a pas mal de règles pour le PVT (permis vacances travail). On n’a pas trop creusé non plus, il y a une limite d’âge je crois (il nous resterait environ 2 ans pour Chéri) et pas sûre que cela ne soit possible avec des enfants, or nous mettons tout en oeuvre pour attendre un heureux événement. Chéri guette régulièrement les annonces là-bas mais n’a jamais rien trouvé dans son domaine, donc cela restera de l’ordre du fantasme.

As tu le sentiment de t’être un peu oublié durant ces dernières années ?

Je ne pense pas. En tout cas si cela a été le cas un temps, je pense que c’est révolu.

J’ai commencé à apprendre le violon comme j’en rêvais, alors que je n’osais pas franchir le pas, car c’est un investissement en temps et en argent (même si je le loue).

J’ai eu le soutien de ma maman chérie dans ma réorientation professionnelle. Après 4 ans de fac, deux années d’IUFM et une année de suppléance en tant qu’instit’, j’ai « tout plaqué » pour reprendre une formation de 3 ans, et suis aujourd’hui EJE (éducatrice de jeunes enfants). Et aujourd’hui, je ne regrette pour rien au monde!! Merci encore à ma Mamounette qui a crû en moi, quand la plupart de mon entourage (dont Chéri) se désolait de me voir « encore faire des études ».

Que sais tu faire le mieux ?

Les papiers cadeaux 😀 Pour moi, le contenant est aussi important que le contenu. J’y mets tout mon amour! D’ailleurs, lorsque l’on m’offre de beaux paquets, je les prends toujours en photo car j’y suis sensible et ai envie de m’en souvenir même une fois le cadeau ouvert. Inutile de te dire que je me régale sur la blogo’ et Pinterest à découvrir tous les jolis DIY en papeterie qui fleurissent sur la toile!

Prends trois résolutions bienveillante à ton égard.

– maintenir une activité physique régulière. Il faut bien l’avouer, c’est chiant que j’y suis, que je transpires, que je me bottes les fesses pour aller courir dans le froid alors que je serais tellement mieux chez moi en jogging à… au hasard lire des blogs! Mais je vois aussi la différence sur ma respiration, je suis moins malade, j’ai plus de souffle…

– je vais être OR-GA-NI-SEE! (ou tendre vers…) Trouver une place pour mes clés, arrêter de procrastiner sur le rangement des papiers ect… Trouver les bons outils pour éviter d’être une tête percée…

– Faire le deuil de la perfection en tant que directrice (c’est subjectif, il y a donc forcément des mécontents), continuer à être bienveillante avec mon équipe (je suis responsable d’une équipe petite enfance) mais ne pas m’oublier pour autant 😉

Tu vas les tenir ? Tope la !

Euh…? On verra dans 1 an 😉

Tu te sens comment après cette interview ?

Heureuse, d’avoir pris/trouvé le moment pour écrire un billet. Mon blog est au chômage depuis un moment, alors pour 2015 j’essaie de me botter les fesses et redonner vie à cet espace virtuel!

je suis une boulette #3

20 Août

Dans ce billet, je t’indiquais que j’étais en manque de fer +++ à tel point que mon endocrino’ me soupçonne d’être végétarienne. Elle m’avait prescrit du Tardyferon, pour mon plus grand désarroi car je le digérais très mal les quelques fois où on m’en a prescrit. Elle m’a indiqué d’en prendre 2 par jour pendant 2 semaines puis 1 par jour.

Je me suis dit en début de semaine, c’est fou, je devais vraiment avoir besoin de fer, car c’est la première fois que je n’ai pas du tout de mal à tolérer le Tardyferon!!

Et en fait… Je suis une Boulette, again!

Je ne sais pas depuis combien de temps je fais une cure de… Spasfon!!!  J’avais emmené les deux en vacances, et n’avaient que les plaquettes dans mon sac à mains « pour que ça prenne moins de place ». Tu parles. Franchement, je comprends les personnes âgées qui se trompent dans leur prise de médicament… Bref… Avis à la populasse, il faut VRAIMENT retourner dans tous les sens les plaquettes de médoc’ pour être sûr d’avaler le bon!

Quand même, c'est hyper ressemblant, non?!!

Quand même, c’est hyper ressemblant, non?!!

 

accueillir un enfant différent

11 Juil

Hier, mon collègue infirmier et moi avons échangé avec un papa dans le multi-accueil dont je suis directrice.

Nous avons dû lui dire que nous avons essayé, mais que c’est trop difficile.

Trop difficile d’accueillir un petit garçon de 5 ans avec des troubles autistiques dans un groupe de 25 enfants âgés de 3 mois à 6 ans (l’espace ne nous permet pas d’accueillir en différentes sections).

Trop difficile de l’accueillir en urgence, même pour 2 semaines, parce qu’un petit garçon comme lui a besoin d’une routine, de repères rassurants.

Trop difficile parce que c’est beaucoup de changements pour lui en ce moment: un déménagement, un changement d’école à la rentrée prochaine. Passer d’une école avec une AVS à ses côtés tous les matins et les après-midi passés chez sa grand-mère, à un accueil en deux demi-journées dans un espace avec des adultes, des enfants, un fonctionnement qu’il ne connaît pas.

Trop difficile parce qu’il a beaucoup plu cette semaine, et que l’on est restés confinés à 25 dans le multiaccueil dont l’aménagement nous offre peu de possibilités de faire  petits groupes. Une semaine compliquée pour tous les enfants, alors pour un enfant avec des troubles particuliers et une sensibilité accrûe…

Trop difficile car c’est un petit garçon qui ne maîtrise pas sa force, qui pousse violemment les tout-petits de la crèche. On a eu de grosses frayeurs, pas d’accident à déplorer heureusement, mais vraiment de grosses frayeurs…

Trop difficile car un accueil d’urgence est par définition un accueil qui n’a pas eu le temps d’être préparé. Un enfant que l’on connaît mal, avec des réactions qui nous déconcertent, que l’on essaie de comprendre mais dont on n’a pas le décodeur. Des professionnelles pas formées et dont certaines manquent clairement d’ouverture d’esprit et de prise de recul. Et donc d’une attitude adaptée à la pathologie de l’enfant.

Trop difficile car deux mi temps annualisés + une collègue en congés, cela donne un lot de remplaçantes qui se succèdent. Pas toujours les mêmes, pas toujours efficaces ni dégourdies et malheureusement peu d’initiatives. Accueillir un enfant avec des besoins particuliers sur cette période, c’était couru d’avance que cela allait être compliqué, avec si peu de stabilité.

Pourtant, j’y ai cru. Tout comme l’école, le multiaccueil est un espace public où l’inclusion doit être normale. Pas félicitée ni couronnée. Juste normale. C’est loin d’être le cas malheureusement.

Aujourd’hui, j’ai un goût amer dans la bouche. D’un côté je ne peux pas m’en vouloir, les conditions ont fait que ce n’était vraiment pas le bon moment. Mais c’était un accueil d’urgence et on ne choisit jamais le moment.

J’ai été émue par ce papa solo qui se trouvait dans la panade pour faire garder son fils, sans mode de garde du jour au lendemain. J’ai accepté son enfant, parce que ce n’est déjà pas facile d’avoir un enfant différent, mais c’est tellement douloureux de le voir se « prendre des portes » . La soeur de Chérie est trisomique et je sais de quoi je parle quant à l’insertion des personnes handicapées dans la vie sociale.

C’est ma grosse déception de la semaine. J’ai encore en tête l’image du papa qui semblait bien comprendre (et s’y attendre…) Il a fait bonne figure devant nous, mais je l’ai senti triste.

J’ai voulu aider ce papa, mais aujourd’hui je me rends compte que je n’ai pas aidé cet enfant, en lui offrant des conditions d’accueil inadaptées.

un jour noir, un jour blanc

5 Oct

Dans mon billet précédent, je disais ma tristesse de me voir parfois si coincée, nulle, incompétente.. Bref, d’avoir une piètre estime de moi, sortie de je-ne-sais-où, mais qui me poursuit depuis un certain temps pour ne pas dire un temps certain.

Le lendemain, je repensais à ce billet, et me disait que franchement, j’ai vraiment un problème. Je passe du rire aux larmes en un rien de temps, du drame à l’euphorie, de l’angoisse au bien être… (et vice versa pour le tout)

Bref, malgré mes pleurnichements de lundi soir, je me suis dit « haut les coeurs » et ça ira. Et ça a été. J’ai passé un chouette mardi, un chouette mercredi, et un chouette jeudi (je suis en repos aujourd’hui héhé! et toujours en pyjama) Ce jeudi a notamment été l’occasion de faire un petit point avec ma tutrice de stage, puisque je revenais de deux semaines de formation (c’est fou comme j’ai l’impression d’avoir manqué plein de choses d’ailleurs)

Et ce moment d’échange m’a vraiment rassurée. Je sais que je serai une professionnelle différente, déjà de par mon tempérament, mais ça ne m’empêche pas de m’identifier un peu à elle (mieux qu’au début du stage où je me sentais plus proche du reste de l’équipe). Je ne me sens pas proche d’elle genre « confidence », mais par mon cursus, ma façon de voir les choses dans la structure (c’est la seule EJE). Au début du stage, j’avais énormément de mal au début à me sentir à l’aise avec elle, et au final on a appris à se connaître petit à petit, à mieux comprendre les façons de faire, penser et réagir de l’autre. Je me sens beaucoup plus légère pour aborder la suite de mon stage!

résolutions pour cette nouvelle année scolaire

14 Sep

Qui dit rentrée scolaire, dit nouvelle année scolaire.

En général, on parle de résolutions plutôt pour les années civiles. Mais bon, vu que je suis toujours en mode écolière, je les prends maintenant. Peut être que je les tiendrai mieux? 🙂

Mes résolutions:

ne pas perdre les bonnes habitudes alimentaires prises avec Chéri le roi du repas équilibré maintenant que je n’habite plus avec lui pour cause de reprise étudiante, et que je dois penser à ce que je fais à bouffer le soir, mais aussi pour le lendemain, gamelle à préparer/emmener pour le déjeuner

reprendre la chorale, parce que ça m’a bien détendue l’année dernière, c’était ma bouffée d’air, mon moment rien qu’à moi, mon petit plaisir!

ne plus être la reine de la procrastination (juste la princesse ça serait déjà bien) que ce soit pour faire mes dossiers, prendre des nouvelles des gens (que je finis par plus oser appeler tellement ça fait longtps, alors que je pense svt à eux)

être à peu près à jour dans le rangement des mes « papiers » avant que tout soit mélangé et rangé n’importe où et introuvable au moment où j’en ai VRAIMENT besoin

être un peu plus organisée et ne plus perdre mes clés et compagnie, c’est pas comme ci ça m’avait coûté 40 euros y’a une semaine

être ponctuelle : comprendre « en avance » pour moi, genre arriver 5 minutes avant le début du cours 🙂

je me maudits car j’étais tip top l’année de mon remplacement, l’année scolaire dernière ça allait encore à peu près et là c’est l’hécatombe, il faut que je me ressaisisse!! j’ai toujours 5 minutes de retard! Souvent, ça passe, les formateurs prennent leur temps, sinon…

être plus rigoureuse dans mes lectures (et fiches surtout)

– et puis mon pauvre petit dos, mes lombaires de mamie qui me font souffrir régulièrement… à cause de vous je vais devoir aller nager un peu… Et on peut pas dire que j’aime ça comme Maman Bavarde! Déjà je sais pas faire une longueur en crawl, même mon dos crawlé est pitoyable! La brasse coulée, je m’essouffle très vite aussi… Bref…

transformer ma bouée naissante en ventre acceptable mais j’ai tellement pas d’abdos que quand je les travaille c’est mon dos qui ramasse, et il me fait déjà assez mal! et si tu te poses la question, oui, j’ai aucune excuse, je suis nullipare!

Quand je relis tout ça, j’me fais vraiment peur! Allez, c’est juste pour me donner une ligne directrice de conduite, je ne compte pas être parfaite ^^

et toi, t’as des résolutions?