happy 2016!

2 Jan

2015 a été… l’année de mes 30 ans… l’année de naissance de Choupette et de Frisquette… l’année de l’attente désespérée d’un bébé (on attendait depuis + longtemps, mais on va dire que c’était l’année d’impatience) et de la rencontre avec un nouveau monde médical.

2016 promet d’être riche de rebondissements pour Chéri et moi, de ceux qui rythment la vie et dont on ne saurait prédire s’ils seront positifs ou tristes à pleurer.

Personnellement ET professionnellement une année qui va être mouvementée pour nous deux!!

une illustration de Mathou alias Crayon d'humeur

une illustration de Mathou
alias Crayon d’humeur

J’ai envie de citer Ginie qui a publié ça hier sur sa page FB:

« Très belle et heureuse année à tous, en vous souhaitant qu’elle soit riche de bonnes nouvelles, de ces bons moments avec vos proches, de ces instants qui valent la peine, de ces liens d’amitié et d’amour auxquels nous tenons tant, de cet espoir qui vivra toujours au détriment de la peur, de cette solidarité et de cette union dont nous sommes tous capables … Bref 2015 est mort, vive 2016 !!! »

et j’ai eu 30 ans…

1 Déc

30 ans… le plus bel âge?!? Je ne sais pas!

C’est souvent un âge qui correspond à un plein épanouissement. On me demande si je suis heureuse de passer ce cap? Je ne vais pas dire que je ne suis pas heureuse. Mais forcément, il y a un manque, un petit vide dans ma vie.

ça ne m’obsède pas, mais tant de détails me ramènent à cette réalité là que ça en est lourd parfois.

Ce qui est difficile, ce n’est pas d’avoir 30 ans. C’est d’avoir 30 ans et de ne pas être dans ma vie là où j’aurais aimé être quand je me projetais à cet âge là. Avec des enfants, une maison…

J’ai cependant la chance d’avoir une famille et une belle-famille avec qui je suis en bon terme.

Et surtout, SURTOUT, un homme que je chéris et qui m’aime!!

Samedi j’ai eu le plaisir de participer à un cours de pâtisserie (mon cadeau de l’année dernière en fait!): on a fait des cakes au chocolat (classique), choux à la chantilly pistache et une tarte aux fruits, j’ai soufflé vite fait les bougies pour le plaisir de dire « c’est moi qui ai fait le gâteau ».

Tarte aux fruits et Choux chantilly pistache

Tarte aux fruits et Choux chantilly pistache

Le lendemain on fêtait mon anniversaire avec mon grand-père et sa femme. J’ai soufflé autant de bougies que d’années écoulées sur le roulé cuisiné par Teresa.

roulé 30 ans

Et surtout, j’ai eu un appareil photo hybdride: Panasonic G7 😀 (mais pour l’instant je ne l’ai pas encore pris en main donc ces piètres photos ont été prises avec mon téléphone…)

Je vais pouvoir mitrailler mes nièces et essaie de faire de beaux portraits d’enfants (comme toi Rosa!!!)

Trouver le pied à sa chaussure.

18 Nov

Oui, j’avoue que mon titre est un peu tiré par les cheveux. Mais finalement, il résume assez bien ce que j’ai en tête!

On parle de trouver chaussure à son pied. Mais tout à l’heure dans les rayons d’un magasin de chaussures, je me suis arrêtée par simple curiosité dans le rayon chaussures bébés.

J’y allais plutôt avec mon oeil de professionnelle de la petite enfance. En effet, je travaille en crèche, et je trouve que les tout-petits ont très rarement des chaussures adaptées à leurs pieds, et leur acquisition motrice. (d’ailleurs, dans notre structure c’est pieds-nus!!! et chauffage au sol)

Il y a les chaussures rigides, sous couvert de maintenir la cheville, la semelle est horriblement raide.

Il y a les chaussures « mode ». Elles sont mignonnes, pas trop cher, et « comme ça on en a plusieurs, on peut changer et assortir aux tenues ». Hum… Je comprends l’envie de ne pas habiller son bébé comme un grouillot, mais la plupart du temps les chaussures ne sont tellement pas adaptées 😦 Et plutôt choisies parce que le coloris est sympa, parce que papa a les mêmes baskets ou maman les mêmes boots/ballerines ect. Et du coup, c’est rigolo…   (NB: pas de jugement de ma part, hein, je retransmets ce que les parents nous disent…)

Il y a les chaussons souples, mais il faut reconnaître que ce n’est pas adapté à toutes les météos, ni à toutes les explorations des enfants qui marchent! (seuls, pas quelques pas avec les parents derrière 😉 )

Du coup, sous le regard médusé du vendeur qui achalandait le rayon à côté, j’ai tâté toutes les paires.

Et je suis revenue avec une…  Maintenant, j’ai l’espoir d’avoir à la maison une petite paire de pieds à qui ces chaussures iraient… il paraît que l’espoir fait vivre…

Trois lettres: P, M, A.

2 Oct

Trois lettres, PMA, comme Procréation Médicalement Assistée. Ou Aide Médicale à la Procréation. Ce qui revient au même, hein.

En juillet, je rencontrais seule et pour la première fois, une gynécologue spécialisée dans l’accompagnement des couples infertiles. (j’en parlais ici en deux lignes au milieu d’un billet, évoquant la liste d’examens peu sympathiques avec laquelle je sortais de ce rdv)

Infertile. Ce mot encore difficile à prononcer pour moi, qualifie pourtant notre couple. Malgré notre profond désir de parentalité, toujours pas de bébé en vue…

J’essaie de ne pas me prendre la tête, mon travail étant très prenant ça me permet de ne pas trop y penser non plus.

Hier, je suis retournée avec les résultats voir la gynéco, cette fois-ci accompagnée de Chéri. Il n’a pas du tout aimé la gynéco, mais est-ce la personne en soi, ou ce qu’elle lui a annoncé (et on l’avait déjà compris ayant les résultats en main). Pour n’importe qui, il est évidemment difficile d’apprendre que l’on ne pourra avoir d’enfant naturellement. Mais que la science a fait plein de progrès et qu’elle pourra peut-être aider. Peut-être.

Je suis soulagée d’avoir eu de bonnes nouvelles à mes résultats. Histoire de ne pas en « rajouter une couche ». Ces mots peuvent paraître très durs, pourtant je me dis que c’est positif et j’ai CONFIANCE, c’est vraiment le mot, en la médecine pour nous aider à dépasser l’infertilité de Chéri. Infertilité n’étant pas stérilité, et c’est la nuance si importante pour nous.

Ce fut très étonnant de passer une échographie pelvienne. De « voir » mes ovaires. Je n’aurais jamais crû me réjouir un jour de mes follicules 😀 Et d’en deviner un tout beau, tout mûr, celui qui aurait été opérationnel ce mois-ci.

On n’en ressort néanmoins pas indemnes. Encore d’autres examens pour Chéri. D’autres spécialistes à voir, pour demander un avis à un confrère… Bref, on la reverra d’ici la fin d’année avec j’espère de pas trop mauvaises nouvelles! Affaire à suivre.

bientôt les vacances!

16 Juil

Demain soir, je pourrais dire YES, VACAAAAAAAANCES!!! On n’a pas l’habitude de partir en juillet, mais mes congés sont imposés. Pour rappel, je travaille en crèche, et chaque année on change de quinzaine avec les autres structures de ma ville. Cette année, on est les premiers à fermer.

Les vac’ commenceront par une soirée chez ma copine AL, un weekend pour préparer nos affaires parce que rien n’est prêt 😀 et puis lundi c’est parti mon kiki!

Quelques jours dans le Verdon, puis la fin de nos congés au bord de la mer. Au programme: camping, rando, snorkeling, baignades et farniente!

J’ai hâte de pouvoir partir un peu en amoureux, nous aérer la tête alouette!

crayon d'humeur  Mathilde Mochon

Dessin réalisé par Mathou alias crayon d’humeur
http://www.crayondhumeur.blogspot.fr
sur le base d’une photo de M M
Mathilde Mochon

Sans artifices

14 Juil

14 juillet est synonyme pour nous de feu d’artifice. (nous avons néanmoins bien conscience de ce que représente cette date pour l’Histoire de France hein!!)

Cette année, pas d’artifices. Juste la nature, les grands espaces, l’amitié et un peu d’aventure au rendez-vous.

J’ai la chance d’avoir construit une belle relation avec des collègues de mon service. Je ne parle pas de mes collègues directes que j’encadre sur la crèche dans laquelle je travaille. Je parle de mes pairs au sein du service, qui travaille dans d’autres structures. Limsé, mon chef devenu un ami, qui m’initie au violon. Et Céliline, EJE comme moi.

On s’est retrouvés hier au matin chez Limsé. Il a l’habitude de partir plusieurs jours sac sur le dos, dormir en refuge…

Chéri et moi, on est toujours partis marcher en grosse demi journée, ou journée cool avec pique nique. On avait qu’un sac de rando pour deux, c’est dire les grands aventuriers que nous sommes 😀 Céliline quant à elle n’est pas très sportive; Limsé s’est donc creusé la cervelle et a concocté plusieurs trajets possibles pour que nous choisissions ensemble.

Nous avons opté pour une marche sur le plateau d’Ambel (Drôme) avec une courte nuit au refuge du Tubanet. Un lever militaire 🙂 orchestré par Limsé à 4h du matin pour arriver à temps à un sommet et voir le lever du soleil. La soirée était fort sympathique au refuge, à la lumière de nos lampes frontales nous avons réussi à jouer au Dobble et autres jeux improvisés, boire du vin et se régaler d’un pique nique original.

moi et Céliline

moi et Céliline

Un paysage qui vide l'esprit de tous les soucis! Plateau d'Ambel

Un paysage qui vide l’esprit de tous les soucis!
Plateau d’Ambel

Après la journée de marche, le réconfort des tongs :)

Après la journée de marche, le réconfort des tongs 🙂

Refuge du Tubanet

Refuge du Tubanet

sourire lever du soleil randonnée

Mine pas réveillée qui vient de voir le soleil se pointer! J’ai l’air d’une tortue ninja, mais le bonheur aux lèvres. Mes photos ne sont pas à la hauteur du sublime spectacle de ce matin…

Ce fut une chouette et inédite expérience de marcher un peu la nuit, à 4, dans le Vercors.

Pas besoin d’artifices pour passer de bons moments!!

Choupette est née

5 Juil

Comme je le disais à la fin de mon dernier article, Frérot n°1 est devenu papa!

Je me posais la question du surnom que je lui donnerais sur ce blog, ce sera Choupette. ça n’a rien de transcendant, mais tout le monde la surnomme déjà comme ça, alors d’un point de vue pratique, ce sera plus simple pour moi 😀

Après une petite frayeur, Choupette a atterri en soin néonat’. Elle va super bien maintenant, n’a pas besoin de couveuse, mais on ne peut entrer que deux par deux dans sa chambre. Seule la famille est autorisée à rendre visite aux nouveaux-nés dans ce service.

Frérot n°1 était tellement heureux qu’il m’a dit de venir avec maman. Une fois arrivées sur place, je vois qu’il est écrit en gros sur la porte du service « seuls les parents, grands-parents et frères et soeurs sont autorisés pour les visites ». Dans la chambre de ma nièce, j’indique à mon frère que je n’ai à priori pas le droit de venir puisque je suis la tatie. Il me répond mort de rire « ah oui, j’suis con, comme t’es ma soeur j’ai pensé que c’était bon, mais en fait c’est pour la soeur du bébé! »

Après 5 minutes à contempler cette jolie Choupette paisiblement endormie dans son berceau, une infirmière est entrée dans la pièce.

Pour un service qui est sensé être silencieux, je l’ai trouvée très bruyante, et surtout fort désagréable quand elle a alpagué Mam’ et moi d’un hochement de tête et d’une voix de petit chefaillon: » vous z’êtes qui, vous? »

Je me maudis encore de mon manque de répartie, mais nous étions tellement interloquées de nous voir parler de cette façon…! Mam’ est restée bouche bée et j’ai balbutié un « je suis la tatie ». Mme Chefaillon m’a rétorqué: « vous n’avez rien à faire ici, sortez! ». Certes, c’était la règle, mon frère n’avait pas tout capté, mais je suis encore en colère de cette façon de répondre aux gens (et surtout en colère contre moi-même de ne pas lui avoir fait remarquer son manque de savoir-être)

illustration de Zü : "Full in love" www.zu-boutique.com

illustration de Zü : « Full in love »
http://www.zu-boutique.com

J’ai donc admiré à travers une vitre dans le couloir, les petits doigts de Choupette pianotant dans le vide pendant son sommeil.

J’ai hâte qu’elle rentre de la maternité pour la prendre dans mes bras!

I want to be a mum

3 Juil

J’ai quasi déserté le blog cette année.

Parce que j’ai peur qu’il tourne au mélodrame n’ayant pas beaucoup de choses joyeuses à raconter. Parce qu’au travail c’est pas facile et j’ai du mal à retrouver ce pour quoi j’ai choisi ce métier sur mon poste actuel… Parce que le bébé que l’on espère n’est toujours pas entré dans nos vies. (ni même dans mon utérus…) Parlons en, tiens.

J’ai traversé des phases où l’annonce de grossesses me rendait maussade. Je ne suis pas jalouse. Juste contrariée que ce ne soit pas encore mon tour.

En mai, j’ai bien lâché prise, 10 jours de vacances en Espagne en amoureux c’était chouette.

De retour, la vie continue hein!  Je suis heureuse d’apprendre des naissances à venir. Ce qui m’exaspère le plus, en fait, ce n’est pas les grossesses/ bébés des autres, mais leurs discours:

ceux qui veulent savoir pourquoi t’a pas d’enfants?

ceux qui pensent que t’es enceinte parce que t’es maigre avec un petit bide (parce que ta sangle abdominale pas assez musclée s’affaisse au moindre repas un peu trop lourd). Ou comme cette nana à l’hypermarché l’autre jour qui me dit « vous devriez passer à l’autre caisse ». « Gni??? j’ai un plein chariot et l’autre caisse est pour les moins de 10 articles ». Regard qui zoome sur ma tête, sur mon ventre. « Mais euh, vous êtes pas enceinte? Vous êtes malade alors? » Bref, je dois avoir une sale gueule. Mais je ne suis pas enceinte…

ou parce que tu n’as pas bu d’alcool les trois dernières fois où on s’est trouvées ensemble. La soeur de Chéri, qui a annoncé en avril attendre son deuxième pour décembre. (Pimprenelle va donc devenir grande soeur!) et regard bien appuyé dans ma direction genre « vas y, à toi! » Et de s’excuser platement après en disant « j’étais persuadée que t’étais enceinte aussi, c’est pr ça que je l’ai dit aussi tôt ». Bref, quand tu bois l’apéro, t’es vite grillée! (Sauf que dans mon cas, j’espérais simplement mettre toutes les chances de mon côté. Bref)

ceux qui te disent d’arrêter d’y penser, ça viendra tout seul. De trouver d’autres projets sur lesquels te concentrer. C’est bien connu. C’est pr ça qu’un couple sur 10 doit consulter en PMA.

ceux qui te donnent l’impression que tu n’as pas avancé dans la vie parce que tu n’as pas d’enfants, n’est pas mariée ni propriétaire de ton logement. (Heureusement, j’ai un mec. Je plains les célibataires)

ceux qui manquent de tact. La chérie de mon frère, qui SAIT que j’ai arrêté la contraception depuis un an et demi maintenant, a trouvé le moyen de balancer en plein repas de famille  » j’espère bien que je ne serai pas la seule à donner des petits enfants, HEIN????) [regard appuyé dans ma direction] Je l’aurais bouffée…

Mais bon… C’était il y a deux semaines.

Ironie du sort, hier tandis que je sortais de mon RDV chez une gynéco spécialisée dans le traitement de l’infertilité, avec une batterie d’examens non réjouissants à faire cet été, je recevais une photo de mon frérot en peau à peau avec sa fille!! (mon frérot est papa quoi!!!! Trop émouvant de le voir tenir son bébé avec ses grosses patounes!!) Ma belle soeur a donc accouché hier d’une jolie petite demoiselle. Va falloir que je lui trouve un surnom pour le blog (des idées?!), en tout cas je suis déjà amoureuse!!! Vivement samedi que je fasse sa connaissance !!!

Entre deux pelures de carotte

18 Mai

Je n’ai jamais connu ma première ma grand-mère, parfois PaJo nous évoque quelques anecdotes de sa jeunesse avec elle (sa première femme) mais je sens que c’est tabou. Parce que c’était y a longtemps. Parce qu’il a eu beaucoup de conquêtes, parce qu’il a une autre femme aujourd’hui, parce que c’était un papa très strict et que j’ai du mal à faire coller cette image avec le PaJo d’aujourd’hui, tout bourru qu’il soit. Aujourd’hui, c’est mon seul grand-parent vivant.

J’ai perdu mon autre grand-mère il y a 3 mois.  Elle ne m’a jamais parlé de son enfance, de sa jeunesse…à mon grand regret. Sa soeur que mes parents avaient invité il y a deux ans, m’en a appris plus en une après-midi que Mamie depuis que je suis enfant. Et Papi était dans l’échange du quotidien, mais pas dans le souvenir. Même mon père sait très peu de choses de l’enfance de mon grand-père, très douloureuse et qui le faisait pleurer à grosses larmes si on évoquait quelques questions-souvenirs.

Alors Pap’ et Mam’ me parlent de ce que EUX ont pu apprendre des histoires ayant marqué la vie de leurs aïeux. J’espère que je serai en mesure d’en faire autant pour mes enfants, c’est tellement important je trouve.

Aujourd’hui, la mamie que j’apprends à connaître (depuis quelques années maintenant) est celle de Chéri. J’ai été très touchée il y a quelques mois quand elle m’a parlé de la mort de feu son mari. Un jour, comme ça, entre deux pelures de carottes. C’était la première fois que j’entendais cette histoire. J’ai en discuté avec Belle-Mam, elle a été très surprise que sa maman m’ait parlé de ça. Puis ses yeux se sont embués. J’étais embêtée, me suis excusée de remuer tout ça. Elle m’a rassuré, m’a dit que j’avais bien fait de demander. Parce que les petits-enfants (Chéri et sa fratrie) n’étaient pas au courant de cette véritable version, à la demande de la grand-mère.

Belle-Mam m’a expliqué que ses yeux embués n’étaient pas liés au souvenir de la mort de son père, mais au fait que l’Alzheimer de sa maman avance beaucoup ces derniers mois.  « Tu comprends, elle ne se rappelle même plus qu’elle ne l’a pas raconté à ses petits enfants et m’a interdit d’en parler ».

Les secrets de familles sont terribles à porter. Maintenant j’ai l’impression d’avoir un fardeau. Je n’en ai pas parlé à Chéri, il voudra savoir et va me cuisiner. Mais j’espère de tout coeur trouver les mots, plus tard pour mes enfants, neveux et nièces… Ne pas créer des secrets de famille qui n’ont pas lieu d’être. Ne pas évoquer de souvenirs aussi douleureux de façon si « détachée » (même si le détachement est fictif du fait de la maladie), mais construire l’histoire de la famille, la raconter à ceux qui en font partie et qui feront les générations suivantes… ne pas la balancer comme ça, entre deux pelure de carottes.

Retrouve les autres participations au RDV du lundi chez Zaza et Alice.

Caramba, encore raté…!

26 Fév

Il y a un an, je me faisais une joie de prendre ce dernier comprimé de la plaquette.

ça y est, après avoir été tonton un an et demi plus tôt, Chéri se sentait enfin prêt à l’idée de devenir papa.

Le même mois, je changeais de poste et prenais de nouvelles responsabilités professionnelles qui m’ont pas mal occupé l’esprit. Forcément, le désir d’enfant étant très fort, je l’avais toujours dans un coin de ma tête, mais sans que ça me travaille trop l’esprit non plus. Professionnellement ça n’aurait pas été évident d’annoncer « youhou, je viens d’arriver, de prendre un poste de direction, je ne connais pas encore beaucoup mon équipe mais je suis en cloque donc je me casse! ». Après, c’est la nature, c’est une bonne nouvelle que l’annonce d’une nouvelle vie sur Terre à venir, donc évidemment j’aurais été plus qu’heureuse, mais je n’étais pas pressée non plus.

7 ans de pilule, je me disais aussi que mon corps devait se remettre de tout ça, et puis je savais que mes soucis de thyroïde ne faciliteraient pas la tâche de toute façon, donc qu’il fallait prendre mon mal en patience.

Pour autant, j’étais persuadée que 2015 serait la bonne année, celle de mes 30 ans, celle où je deviendrais maman et tiendrais notre bébé dans les bras.

Les annonces de naissance à venir pullulent dans notre entourage. Pour autant, je suis ravie pour toutes ces bonnes nouvelles, pas du tout aigrie même si cela me renvoie au fait que je suis toujours dans la même situation au bout d’un an. Je reconnais cependant que l’annonce de mon frérot juste avant les fêtes de fin d’année m’a fait l’effet d’une bombe: il va être papa en juillet… J’ai digéré la chose assez vite, il n’est pas responsable de mon utérus capricieux. Mais j’avoue que sur le coup, j’ai frémis en pensant à ces 5 mois de couple au moment de la « conception » et à mes 9 ans d’amour avec Chéri… :/

Ce matin, grosse déception. Red’s are coming comme on dit… J’entame donc mon 13ème cycle, plus d’un an d’essais…