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in the pocket!!!!

9 Juil

ça y est, je suis revenue de l’île de Ré… Cette semaine avec ma famille m’a fait le plus grand bien, j’ai retrouvé avec plaisir cette île que j’aime tant!

Mais THE news, c’est que j’ai bien validé mon diplôme, et que je suis officiellement éducatrice de jeunes enfants!!!! Hiyaaaaaaaaaaaaa 🙂 Tu m’aurais vue dans le mobile home, une vraie furie! Je faisais des grands sauts de cabri et criait à la terre entière: YESSSSSSSS!!!!!!!

Heureusement que Mam’ avait emmené la tablette, je n’aurai pas pu voir les résultats sinon. En effet, la DRJSCS a eu la bonne idée de publier la liste en format PDF, et impossible de l’ouvrir avec mon smartphone!

Malgré mes craintes par rapport à la note de synthèse, c’est donc bon pour moi! J’ai hâte de connaître mes notes, même si au fond ça ne changera rien à ma future pratique, aujourd’hui je sais l’essentiel: diplôme in the pocket!!!

Diplome

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Mes écrits au DEEJE

28 Juin

Après mes oraux, je te parle de mes deux écrits au DEEJE.

Si tu comptes bien, oui, ça fait 4 épreuves finales avec les oraux, mais nous avions beaucoup de dossiers et questionnaires en contrôle continu…

La note de synthèse

Exercice que peut-être pas mal d’autres vous connaissent dans d’autres contextes, notamment les concours de la fonction publique… On avait une douzaine de documents (environ 30 pages je crois) à synthétiser. Le thème 2013: le lien intergénérationnel.

J’ai toujours eu du mal à trouver un plan, mais une fois qu’il est pondu, ça file tout seul pour moi. Le hic? Les documents étaient un peu différents de ce à quoi nous étions habitués en formation. En gros, il y a souvent entre autres des textes règlementaires (lois, décrets…) et là il n’y en avait pas du tout! Beaucoup d’exemples de lieux d’accueils où le lien intergénérationnel était la base du projet pédagogique des structures, souvent des multi-accueil intégrés à des maison de retraite, foyer pour personnes âgées…

Bref, j’ai complètement paniqué en voyant que je ne trouvais pas de plan. Pinaillé, pinaillé, pinaillé, pour finir par pondre un truc donc j’ai vraiment honte, et que je n’ai même pas eu le temps de finir.

Il fallait en effet que je passe vite à la phase 2 de l’écrit pour tenter de sauver les meubles et grapiller quelques points. Il s’agit de faire des propositions professionnelles en lien avec le thème et la situation proposée. Cette année, le sujet indiquait que l’on était EJE en crèche parentale, et il fallait donc faire des propositions en lien avec un projet intergénérationnel, sur une commune où beaucoup d’autres structures (foyer pour personnes âgées, maison de jeunes, maison de retraite..) étaient présentes.

Le dossier donnait beaucoup d’exemples, et avec le recul il aurait été « facile » de faire des propositions construites et détaillées. Je n’en ai pas eu l’occasion, prise par le temps et la panique des minutes qui défilaient.

Lorsque l’examinateur principal a dit qu’il était l’heure et que nous devions poser les stylos, j’ai tenté de finir ma phrase. Il m’a houspillée comme si j’étais une criminelle. Baste, ça ne rattrapera de toute façon pas cet échec cuisant.

J’ai pleuré toute la soirée, me maudissant de peut être louper le diplôme à cause d’une épreuve qui ne rend même pas compte de qui je suis auprès des enfants, à cause d’une épreuve que je réussissais suffisamment en examen blanc pour ne pas m’en inquiéter.

Tout le monde me dit que ça va aller, que tout le monde a été surpris, que peut être ils revaloriseront les notes, bla bla bla, attends tu le mérites ton diplôme, bla bla bla, tu es défaitiste, tu dois prendre du recul…

Oui, peut être, sauf que les personnes qui me disent ça ont des points d’avance, que moi je n’ai pas brillé pour le dossier avec lequel la note va s’équilibrer, qu’il me faut 9/20 pour valider ce domaine de compétences, que j’arrive à peu près à évaluer mes prestations par rapport à ce que je fais, et là je sais que je suis loin de mériter un 9, j’ai pas écrit la moitié de ce que je voulais, j’ai bâclé pour pouvoir sauver les meubles. Bref, tu l’as compris, je suis dépitée.

Heureusement, Super Lisette, ma copine de promo, m’a proposé d’aller déguster une glace, histoire de me remettre de mes émotions et penser à autre chose. Et le soir, j’ai pu profiter de ma Pimprenelle (puisque j’étais logée chez ma Belle-Soeur) à qui j’ai donné le repas, un chouette moment de complicité!

L’étude de situation de communication

J’étais assez tendue car je n’ai rien révisé la veille, j’étais tellement mal après la note de synthèse… Finalement, je pense que je me suis débrouillée. On doit choisir 2 questions parmi 4, c’est souvent des définitions ou explications.

Parmi la liste il y avait (de tête, car je n’ai pas le sujet sous les yeux): 1) définir les notions de rôle, statut, fonction. 2) quels sont les intérêts d’un projet éducatif élaboré collectivement? (j’ai pris ces deux premières questions) et les deux autres 3) quel est le rôle de la CDAJE? et 4) une question par rapport aux micro-crèches et l’intéret de cette structure pour les parents et les gestionnaires?

Ensuite, une situation de communication, (souvent un conflit dans une équipe en crèche) à décortiquer, analyser, faire des hypothèses de compréhension et d’analyse de la situation… Je ne dirais pas que j’ai réussi haut la main et que je vais « crever les plafonds », mais je pense que je me suis débrouillée. Pour cette épreuve aussi, d’après les coefficients, il me faut un 9 pour valider le domaine de compétences…

Photo empruntée à Jérémy, futur EJE comme moi, mais dans un autre centre de formation! (le sujet était national). Voilà son blog pour les EJE et futurs EJE intéressés! http://ejeblog.tumblr.com/

Photo empruntée à Jérémy, futur EJE comme moi, mais dans un autre centre de formation! (le sujet était national).
Voilà son blog pour les EJE et futurs EJE intéressés! http://ejeblog.tumblr.com/

Pour dédramatiser:

Cette nuit, un jeune adulte est décédé. Il était le fils de bons amis aux parents de Chéri (tu arrives à suivre?) et ami de la petite soeur de Chéri. Bref, sans dire que j’en étais proche, nous le connaissions plutôt bien. ça m’a fait quelque chose d’apprendre son décès ce matin. Comme quoi, la vie tient à peu de choses, et nous pouvons nous estimer chanceux d’avoir une bonne santé, un couple, un enfant, une famille, une vie sociale, un travail…

Bref, je serai terriblement déçue voire honteuse de louper encore un diplôme à peu de choses près, mais je dois aussi relativiser, et penser à Benjamin, parti trop vite à cause d’une complication découverte il y a peu…

Mes oraux au DEEJE

26 Juin

DEEquoiiiiiiiii?

DEEJE = Diplôme d’Etat d’Educateur de Jeunes Enfants. Tu sais, le truc là, qui clôt mes trois années de formation, qui a causé ma désertion de la blogo ces derniers mois… Et ben v’là, j’ai besoin de poser mes impressions, à froid car les oraux c’était il y a déjà deux semaines.

Très franchement, avant de passer les épreuves, je stressais surtout pour les deux oraux car ce n’est pas mon fort, tout en me rassurant parce que j’ai appris plein de choses intéressantes pendant ces trois années pour me former au métier d’EJE.

Premier oral:

J’ai passé tout d’abord un premier oral, durant lequel j’étais interrogée au hasard sur un dossier parmi trois (d’une dizaine de pages chacun, donc shorty): mon tout premier de formation, dans lequel je devais mettre en place une activité en lien avec le contexte du territoire dans lequel se trouvait ma structure, et en expliquant les moyens, méthodes, déroulement de l’activité… Les réajustements…, un deuxième dossier concernant l’observation suivie d’un enfant, et enfin mon projet d’action à finalité éducative. Pardon pour ce jargon, mais en gros c’est le projet que j’ai mis en place dans la crèche qui m’accueillait en stage long (28 semaines!). Ce dossier montre la méthodo’ de construction d’un projet, selon les besoins des enfants, la négociation avec l’équipe, les réajustements;.. ect..

On devait être une dizaine à passer en même temps, toutes (oui on était que des filles!) à stresser sur notre chaise en attendant que nos jurys respectifs viennent nous chercher. Et là, à 14h30, je vois 5 ou 6 personnes s’avancer vers nous, et appeler leur candidat à la chaîne, avant d’aller dans leur salle correspondante. Oh my god, je ne suis toujours pas appelée!!! On est encore 4 à attendre. Je vois une nana sortir d’une salle et s’approcher de nous. Je me dis qu’elle a une tête sympa et que j’aimerais bien que ce soit moi qu’elle vienne chercher. « Je viens chercher Anna? » Oh!!! C’est génial!! Je me lève et la suit. Je me dis que c’est cool, elle ne m’a pas appelé « Mlle Machin », elle a l’air humaine, ça me met en confiance.

J’aurais dû songer au fameux dicton « l’habit ne fait pas le moine » ou que « les apparences sont parfois trompeuses ». Quand j’entre dans la salle, j’aperçois la deuxième personne qui fait partie de mon jury, elle a l’air aussi flippée que moi, c’est peut être sa première XP en tant que jury?

Je suis tombée sur le premier dossier. Un peu déçue de ne pas être interrogée sur mon projet que j’ai investi de façon plus longue, et aussi plus récente 🙂

Quand je suis sortie de cet oral, j’étais dépitée. Mes copines de promo ne me croyaient pas, disaient que j’exagérais sous le coup de l’émotion… Mais très franchement, cet oral est censé montrer quel futur professionnel nous allons être, quelles sont les valeurs qui nous animent, comment elles ont évolué au gré de notre formation et de nos expériences… J’ai vraiment eu l’impression que le jury s’en fichait et ne me posait que des questions de théorie pure et dure (et j’avoue que je n’avais pas révisé comme une tarée, je connais la base quoi). Le jury? Il est composé d »un formateur (pas celui de notre école évidemment) et d’un EJE pro. J’ai eu deux femmes, la pro était très discrète et avait du mal à trouver sa place pour me poser des questions, face à cette formatrice qui me bombardait. Elle posait des questions incompréhensibles, j’ai fait reformuler plusieurs fois, mais à chaque reformulation, j’avais l’impression d’une question complètement différente, et ne savait plus à laquelle je devais répondre du coup. Je ne me suis pas laissé déstabiliser, mais j’ai bien vu que même la professionnelle semblait ne pas comprendre, ou ne pas savoir répondre aux questions posées par la formatrice. (bon, les questions étaient posées à moi hein, elle, elle s’en fout, elle a déjà le diplôme!)

Ce qui m’a rassurée, c’est que les deux filles ayant eu le même jury que moi sont ressorties en pleurs, et les autres ont bien saisi que je ne fabulais pas, mais que mon jury, c’était pas de la marmelade! En effet, la plupart des étudiants sortaient agréablement surpris par la bienveillance des autres jurys.

J’avoue être assez fière d’avoir géré mon émotivité, enfin je crois qu’on peut surtout remercier Gelsenium et Les Fleurs de Bach sur ce coup là, mais n’empêche que…j’ai pas pleuré!

Deuxième oral:

Franchement, j’ai crû que j’allais m’évanouir de stress avant de rentrer. Cet oral était celui de la soutenance de mémoire. Vu comme c’était passé le premier, je n’y allais pas du tout rassurée. Et en même temps, je relativisais en pensant au fait que l’on ne peut pas avoir deux fois le même jury, du coup je n’allais pas retomber sur la même formatrice. Ouf! J’ai révisé la théorie jusqu’à 1h15 du matin, oui je sais c’est débile, mais de toute façon je n’arrivais pas à dormir. Et bien, tiens-toi bien: je n’ai eu AUCUNE question de théorie, alors que sur le mémoire, y’en a pas mal quand même! Dans mon cas, c’était surtout autour de la théorie de l’attachement, la séparation, la pédagogie d’Emmi Pikler… car j’ai construit mon mémoire sur la place de l’adulte référent, je ne sais pas si ça parle à certains parents dont les enfants sont en crèche?

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Ma question centrale était En quoi l’adulte référent au sein d’une équipe contribue-t-il à l’accueil et l’accompagnement du jeune enfant et de sa famille en EAJE? (EAJE = Etablissement d’Accueil du Jeune Enfant, jargon pour désigner entre autres les crèches dont le terme n’existe plus officiellement)

Le jury était cette fois ci composé d’un homme, un intervenant dans un autre centre de formation que le mien, et d’une femme, professionnelle EJE. J’ai trouvé bien qu’ils viennent « en couple » chercher les candidats au lieu de venir seul et que l’autre attende dans la salle. Vu mon expérience de la veille, je n’ai pas voulu m’enthousiasmer trop vite pour autant.

J’ai fait ma présentation, en ayant l’impression de profondément les ennuyer. C’est vrai que j’ai choisi un thème qui ne sort pas de l’ordinaire, et qu’ils avaient déjà fait passer trois oraux le matin même. J’ai prié dans ma tête pour que la fille de ma promo ayant fait son mémoire sur la question du genre ne soit pas passé avec eux, parce que son mémoire est vraiment chouette! Peut être n’était-ce qu’une impression? Ou bien une consigne de ne rien montrer à ce moment là, car d’autres étudiantes avec d’autres jurys ont eu la même impression pendant leur présentation.

Bref, contrairement au premier oral, l’entretien a été un réel échange, je n’ai pas eu le sentiment d’un question-réponse aussi fort que la première fois.

Affaire à suivre… Demain, je te parle de mes écrits, dont l’un que j’ai complètement foiré et qui risque de me faire louper le diplôme, j’en suis malade…

#teasing!

Dans 3 semaines…

27 Mai

Dans 3 semaines, je serai dans un amphi, en train de plancher sur une note de synthèse. Le lendemain, dans la même salle, je formulerai des hypothèses de compréhension d’une situation de communication. Et là, alors, je serai (presque) libérée.

Certes, j’aurai alors déjà passé les oraux (c’est curieux, je sais que certains centres de formation les passent après les écrits, comme au bac quoi) mais pas nous. J’ai reçu la sacro-sainte convocation, et je passe à la casserole le 11 et le 14 juin. Priez pour moi, amen.

Mais quand je dis « presque » libérée, c’est parce que l’angoisse monte déjà. J’ai peur d’échouer à l’une de mes épreuves. J’ai peur de galérer pour trouver un emploi, de ne pas être convaincante… Depuis mon premier entretien, mes deux autres candidatures n’ont pas été payantes.

[Après recherche sur le blog, je me rends compte que je n’ai même pas donné de nouvelles du-dit entretien: 1 mois après l’avoir passé, j’ai donc eu la coordinatrice au téléphone, lasse de ne pas avoir de nouvelles. Elle m’indique que le courrier était alors parti en début de semaine, mais que je n’ai pas été retenue. Je réponds qu’étant le délai de réponse, et le fait que ce soit par courrier, je m’en doutais… Mais que dans un souci d’amélioration pour mes prochains entretiens, j’aimerais savoir ce qui a manqué dans ma candidature ou dans mes réponses. Elle me rassure en me disant qu’ils étaient prêts à me prendre et ont apprécié l’échange lors de l’entretien, je n’ai pas fait de fausse note. En gros ils hésitaient entre moi et celle qui a été prise. Je demande donc ce qui a fait pencher la balance en ma défaveur. La coordinatrice m’explique qu’ils préféraient prendre quelqu’un de disponible tout de suite, et comme j’ai passé mon entretien mi-mars, il me restait encore mon stage de fin de formation à terminer et pas mal de cours aussi. Elle rajoute que même si l’offre était ouverte aux débutants, ils ont également préféré prendre une personne avec un peu plus d’expérience que moi car l’équipe est difficile à gérer et a fait fuir plusieurs EJE (éducateur de jeunes enfants, ndlr) ces dernières années… Elle rajoute « je comprends que vous soyez déçue, mais franchement ça n’aurait pas été un cadeau pour un premier poste! » Est-elle franche? Ou a-t-elle dit cela pour me rassurer? Bref… je poursuis mes recherches]

Samedi et aujourd’hui, j’ai quasi passé tout mon temps à repérer toutes les structures petite enfance, à réfléchir à mes candidatures spontanées… que je posterai demain. Beaucoup de postes très loin de mon domicile, pas mal de temps partiels et ça me fait bien flic parce qu’à 27 ans et des brouettes, je ne peux pas me permettre de rester trop longtemps à temps partiel. Et ma retraite? bon ça, personne n’en aura Et notre (future) maison?

Vivement que le diplôme soit in the pocket, et que je trouve un poste, je serai déjà plus sereine…