Cher JDB…

3 Mai

Cher JDB (Jeff de Bruges Journal De Bord),

Nous sommes le 3 mai et j’ai 5 jours pour te terminer… A travers le dossier que tu es (travail de certification pour le diplôme de surcroit), je dois comprendre les effets de mon positionnement dans une équipe et/ou une organisation.

Au cours de mon stage (en relais d’assistantes maternelles, ndlr), j’ai dû te tenir scrupuleusement, consigner mes émotions dans un cahier de manière brute, tout ce qui m’arrive quotidiennement en essayant de séparer les faits objectifs des ressentis. Les situations relevées sont toujours des situations dans lesquelles je suis impliquée émotionnellement (on me parle, on s’adresse à moi, je suis actrice…), sur des échanges durant le travail (accords ou désaccords autour d’une décision, d’une action…), sur des évènements (crises, conflits…), sur des discussions formelles (réunions, entretiens..) ou informelles (temps de pause café, discussions dans les couloirs…).

Oulà, je sens que j’ai déjà perdu quelques lecteurs! Et pourtant, cher lecteur, je t’assure, cette démarche est hyper intéressante.

J’ai dégagé comme demandé 4 situations en particulier que j’ai analysées, en cherchant à comprendre ma manière d’être: une sorte de représentation de moi dans ces situations. Je dois faire référence à des contenus conceptuels et théoriques. Ce travail est assez éprouvant sur le plan personnel. Il faut prendre du recul, se remettre en question.

Il semblerait que j’ai une tendance entre autres à l’identification massive. Identification massive, non pas dans le sens où je m’identifierais à chaque EJE rencontré, mais dans le sens à avoir une empathie trop poussée, avec tout le monde. A tel point que parfois, je suis gênée/embêtée/vexée alors que ce n’est pas moi qui suis visée. Mais je me mets tellement à la place de la personne visée, que je ressens la même chose qu’elle. C’est grave docteur!!! D’ailleurs, c’est pareil dans les films. Je suis capable de détourner le regard devant une situation honteuse ou embarrassante. Même si c’est un anti héros auquel je n’ai pas envie de ressembler! (y’a des choses positives aussi hein, mais j’te parle de ça car c’est ce qui me fait cogiter).

Bref, j’ai du BOULOT pour finir ce dossier! et si peu de temps à perdre sur la blogo’, snif…

Ceci est ma participation au défi du jeudi proposé par Macyma et Sysy in the city.

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20 Réponses to “Cher JDB…”

  1. sysyinthecity 3 mai 2012 à 07:43 #

    Je suis assez comme toi … ça se soigne docteur ?

    • annabouba 3 mai 2012 à 22:31 #

      il paraît que ça se travaille… Ma mère me suggère d’essayer le yoga pour temporiser cette émotivité excessive!

  2. Ginie 3 mai 2012 à 09:02 #

    Tiens, ça pourrait aussi se rapporter à moi cette histoire d’identification massive !! Je suis très émotive, dès qu’un truc ne va pas, je le prends pour moi, peu importe à qui le reproche est fait !! Bon courage pour finir ton JDB alors !!

    • annabouba 3 mai 2012 à 22:29 #

      c’est fou n’empêche, on est de vraies éponges!!! Merci pour l’encouragement, je vais aller me coucher car mes idées s’embrouillent là, je ne suis plus très efficace 🙂

  3. MaCyMa 3 mai 2012 à 09:19 #

    Je crois qu’on va pouvoir monter un club des trop émotives! 😀
    Courage, je crois que ça se soigne/travaille mais j’ai pas encore trouvé comment!

    • annabouba 3 mai 2012 à 22:28 #

      ça me soulage de voir que je suis loin d’être la seule 🙂
      Ma mère s’est mise au yoga il y a quatre ans, et essaie de me convaincre chaque année, certaine que ça me fera du bien. Mais je n’ai pas encore trouvé/pris le temps!

  4. elsadecorse 3 mai 2012 à 09:46 #

    La thérapie, c’est se prendre tellement de claques dans les dents que tu finis par te foutre de tout. Mais ça fait des professionnel(le)s aigri(e)s et je déteste ça ! Surtout dans le milieu médico-social. Alors même si ça ne se soigne pas, où est le mal ?

    • annabouba 3 mai 2012 à 22:27 #

      je n’en suis pas au point d’aller voir quelqu’un, parce que ça n’affecte pas mon travail! Mais ce JDB me permet de voir que je prends trop de choses à coeur, que je porte parfois un fardeau qui ne m’appartient pas! ça aide à relativiser après coup, de savoir ça!

  5. Séverine 3 mai 2012 à 10:03 #

    dans ton boulot, il me semble que l’empathie est de rigueur (bon ok c’est mon cœur de maman qui parle); effectivement c’est dur de séparer le ressenti du professionnel mais ne met on pas un peu de nous et de nos émotions personnelles dans notre boulot? en tout cas moi, je ne peux pas différencier les deux, ni dans ma vie sociale ni dans ma vie professionnelle mais j’en souffre parfois….et j’essaie de me soigner!

    • annabouba 3 mai 2012 à 22:10 #

      En fait, on a « travaillé » nos situations en petits groupes, et une fille de ma promo a dit la même chose. Elle trouvait que c’était plutôt bien l’empathie! Le formateur a précisé: l’empathie et l’identification massive, ce n’est pas la même chose. L’empathie, vous comprenez/imaginez ce que la personne en face de vous ressent. L’identification massive, c’est quand vous ressentez jusque dans vos tripes, physiquement quoi! Que vous le ressentez vous même également.
      Apparemment, c’est donc là qu’est le hic! parce que comme tu le dis, l’empathie est tout à fait la bienvenue dans mon futur métier!

  6. lylibel 3 mai 2012 à 14:02 #

    Je comprends ce que tu veux dire j’ai longtemps été trop empathique (et le suis encore avec les gens que j’aime) mais en vieillissant ça s’estompe… Aujourd’hui je me demande de temps en temps si je n’ai pas un coeur de pierre !

    • annabouba 3 mai 2012 à 22:10 #

      je vais donc réussir à m’endurcir un peu 😉 et mettre un peu de côté ce coeur de guimauve!

  7. Anita 3 mai 2012 à 14:37 #

    Non, mais c’est super compliqué, on ne peut pas mettre toutes les choses chacune dans une case, heureusement que notre affectif joue un rôle prépondérant. Chez certain, c’est parfois trop, et alors, moi je trouve chouette les gens qui laissent parler leurs émotions. Bises !

    • annabouba 3 mai 2012 à 22:11 #

      En fait, ce qui est « rassurant » c’est que même si je ressens trop les choses, ça n’affecte pas mon travail. Juste moi…

  8. Clem 4 mai 2012 à 13:58 #

    Je suis une vraie éponge émotionnelle, c’est pénible au quotidien parce que ce n’est pas tous les jours facile à gérer, mais bon, je me soigne!! :p

    • annabouba 5 mai 2012 à 16:39 #

      Oui c’est pas facile! Et donc, c’est quoi ton truc pour se soigner? 🙂

  9. Clem 5 mai 2012 à 20:14 #

    J’essaie de prendre sur moi, de me « blinder » ! Facile à dire, difficile à appliquer, je sais!!

    • annabouba 13 mai 2012 à 12:09 #

      c’est sûr! Moi aussi, au fur et à mesure de mes stages, de mes expériences personnelles, j’apprends à relativiser mais…pas tjs évident!

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    […] t’avais parlé ici de ce travail qui m’est demandé en formation, que j’ai rendu en mai. Il consistait à […]

  2. les p’tits bonheurs #3 « Les blablas de Bouba - 25 novembre 2012

    […] J’ai oublié de te dire, mais la semaine dernière on m’a rendu la note du fameux JDB que j’avais dû reprendre. Vu que c’était le 2ème jet, donc une 2ème chance pour […]

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